En 2005, je me trouvais au fond d’un studio de télévision londonien, à l’étroit dans une cabine de son, et je regardais la World Cup of Poker II se dérouler à huis clos. À quelques mètres de moi, je voyais l’arrière d’une tête blonde d’où provenait une des voix les plus douces qu’il m’ait été donné d’entendre en dix ans d’émission.
« Je pourrais écouter cette voix me faire la lecture du bottin », me suis-je dit.
« C’est une bonne joueuse également », me répondit quelqu’un.
Avant la fin de la journée, j’appris que cette voix appartenait à une certaine Victoria Coren, présentatrice TV, journaliste et excellente joueuse de poker. Les gens qui ont eu le plaisir de regarder Late Night Poker dans son âge d’or se souviendront de Coren assise à l’une des tables du programme. Depuis cette époque, Coren - qui était déjà célèbre - est devenue une des femmes, si ce n’est la femme, les plus connues sur la scène du poker britannique. Sa renommée est due à l’exploit qu’elle a réalisé : Coren est, et demeure la seule femme à avoir gagné un titre PokerStars.com European Poker Tour. Coren a remporté l’EPT Londres lors de la Saison 3 ainsi que 1 393 000 £.
Aujourd’hui, PokerStars a annoncé que Coren venait de rejoindre les rangs de la Team PokerStars Pro, une écurie d’élite où figurent les meilleurs professionnels de poker du monde. Vous pourrez trouver Coren en train de jouer sur PokerStars sous le nom « Vicky Coren ».
Aussi, la prochaine fois que vous êtes assis à une table et que vous entendez une voix qui vous fait tourner la tête, vérifiez si elle provient d’une personne affublée d’un chapeau PokerStars. Si c’est Coren, faites attention ! Sa voix pourrait bel et bien vous hypnotiser au point de vous distraire suffisamment pendant qu’elle est en train de vous piquer tous vos jetons.
Glen Chorny a levé les bras en l’air. Son A-5 était meilleur que le K-Q de Denes Kalo. À ce moment-là, il est devenu le nouveau champion de la Grande Finale du PokerStars.com European Poker Tour.
Glen Chorny, qualifié PokerStars et Champion de la Grande Finale de l’EPT
Ce fut le tournoi de poker le plus long, le plus grand et un des meilleurs que l’EPT n’ait jamais vu. Lorsque la partie s’est terminée et que le trophée fut tenu en l’air par Chorny, les visages des joueurs parlaient d’eux-mêmes. Le soulagement mêlé à la fatigue et à la stupeur provoquée par une montée d’adrénaline. Ils venaient d’accomplir un effort mental conséquent pour arriver à ce stade, mais un seul d’entre eux pouvait devenir champion. Conformément au thème de la semaine, cette Grande Finale se conclut après quelques moments de poker palpitants.
La finale aurait pu se dérouler de bien des manières. Antonio Esfandiari était sur le point de décrocher une Triple Couronne non négligeable, puisqu’il avait seulement besoin d’un titre EPT pour aller avec ses victoires au WPT et aux WSOP. Ensuite, il y avait Luca Pagano de la Team PokerStars Pro, parvenant pour la troisième fois à une table finale de l’EPT et cherchant à revenir en forme cette saison en établissant un record avec son neuvième gain en cash sur le circuit de l’EPT.
Puis il y avait Isaac Baron, largement considéré comme le favori du tournoi et reconnu par ses pairs comme un des meilleurs joueurs de poker. L’histoire de ce vrai démon de l’Internet devenu champion du poker en live est souvent raconté, malheureusement ce n’est pas ici qu’Isaac enregistrerait sa première victoire à l’EPT.
Lorsque nous avons démarré aujourd’hui, il restait dix joueurs. Une fois que Stig Top Rasmussen et Henrik Gwinner furent tous deux éliminés, nous nous sommes tournés vers les lumières et les caméras de la table télévisée où les joueurs s’apprêtaient à prendre de place de cette façon...
Siège 1. Denes Kalo -- Hongrie – 1 190 000 Siège 2. Michael Martin -- USA – 1 320 000 Siège 3. Luca Pagano -- Italie -- Team PokerStars Pro – 688 000 Siège 4. Valeriy Ilikyan -- Russie – 1 396 000 Siège 5. Antonio Esfandiari -- USA – 501 000 Siège 6. Maxime Villemure -- Canada – 1 206 000 Siège 7. Glen Chorny -- USA -- Qualifié PokerStars – 3 613 000 Siège 8. Isaac Baron -- USA -- Qualifié PokerStars – 2 853 000
Les finalistes de la Grande Finale de l’EPT
Avec Claudio, son père, assis nerveusement dans les gradins, Luca Pagano fit son show très tôt dans la partie. Il doubla d’abord grâce à Isaac Baron après avoir relancé puis suivi une sur-relance avec K-J. Avec une pile beaucoup plus grande, Baron alla all-in sur un flop à hauteur du valet et Pagano le suivit pour voir A-K. Pagano évita l’as et doubla son tapis à ce moment crucial.
À peine quelques minutes plus tard, Pagano décida d’intervenir avec une autre relance. Cette fois, Antonio Esfandiari poussa tout son tapis au milieu. Devant allonger 480 000 de plus, Pagano hésita à peine avant de suivre. Esfandiari avait A-8 contre A-J pour Pagano. Le flop arriva et donna à Pagano le nuts : Q-10-K pour une suite. Esfandiari avait trois outs possibles pour partager ce pot. Il passa à côté et sortit à la huitième place, avec 168 000 €.
Antonio Esfandiari – 8e place – 168 000 €
Suite à sa sortie, la prochaine personne à serrer la main d’Esfandiari et à le féliciter fut le père de Luca, Claudio Pagano. Esfandiari déclara plus tard qu’il avait fait une bonne lecture de Pagano et qu’il l’avait impliqué dans une bonne main. Il avait alors oublié son analyse après avoir vu un as au tableau. Pour en savoir plus, regardez la vidéo du blog de PokerStars ci-dessous.
Entretien d’Antonio Esfandiari après sa sortie
Après la sortie d’Esfandiari, le jeu se poursuivit sans trop d’incident. Lorsque l’Américain Michael Martin – affublé d’un sweat à capuche estampillé « USA » -- se lança avec une relance, le Russe Valeriy Ilikyan poussa tous ses jetons au milieu. Il fut suivi rapidement par Martin.
« Les Russes à l’attaque », déclara-t-il avec une confiance évidente. Il détenait A-Q contre A-4 pour Ilikyan. Le flop apporta à la fois un as et une reine. Le tournant et la rivière étaient inutiles pour Ilikyan qui partit à la septième place avec 253 000 €.
Valeriy Ilikyan - 7e – 253 000 €
Deux éliminations de joueurs avec de petites piles semblaient avoir allumé le feu sous la chaise de Luca Pagano, membre de la Team PokerStars Pro. Lors d’un pot qui donnerait le ton de la prochaine heure de jeu, Pagano misa 500 000 sur un tableau 9d-4d-2h-4s, doté d’un pot à 814 000. Glen Chorny suivit. La dame de cœur tomba à la rivière et à nouveau, Pagano fit feu avec une mise à 400 000 cette fois-ci. Chorny suivit et montra une paire servie de 6, qui ne valait rien contre Kd-Qd pour Pagano. Soudain, Pagano était chip leader avec 3,3 millions en jetons.
Pagano compte à son actif neuf gains en cash dans le cadre de l’European Poker Tour. Cette Grande Finale marque sa troisième table finale. Depuis le début de sa carrière, il n’est jamais parvenu à décrocher une victoire. Cette fois, avec son père assis dans les gradins, il était clair que Pagano commençait à sentir le doux parfum de son premier titre EPT.
Quinze minutes plus tard, Luca se lança dans une relance à 130 000 et Maxime Villemure sur-relança à 400 000. Pagano n’attendit pas longtemps avant de sur-relancer all-in. Ce n’était pas la moindre des propositions. La mise était presque de 1 million de plus en jetons. Villemure, cependant, ne se laissa pas dissuader. Il suivit rapidement pour voir la paire servie de valets de Pagano. Villemure retourna A-K. Le pot contenait plus de 3,4 millions et prit la direction du Canadien lorsqu’un as débarqua au flop.
Avec ce pot, il devint clair que la table finale ne se terminerait pas si vite. À 20 h 15 lors de la pause du dîner, les piles des joueurs restaient si grandes que certains vétérans des tournois prédisaient que la table finale pourrait ne pas se finir avant l’aube. Et ils auraient raison.
Mais après la pause, le cours des choses changea de direction pour Luca. Quinze minutes à peine après la reprise, les dieux du hasard le conduisirent à deux doigts de l’élimination. Au bouton, il décida d’agir sur une relance de Denes Kalo à 125 000. Il eut été préférable pour Pagano de ne pas suivre si rapidement avec seulement A-J contre Denes et sa paire servie de dames. Le flop K-7-7 n’annonçait rien de bon. Luca demanda un as à haute voix, il n’avait plus qu’une chance, mais aucun as ne se montra. Après avoir serré la main de ses rivaux, il quitta la table finale en collectant 337 000 €.
Luca Pagano de la Team PokerStars Pro – 6e place – 337 000 €
Après deux niveaux de jeu sans élimination, une seconde se produisit 15 minutes plus tard.
Hier, Michael Martin avait pris de l’avance. À certains moments aujourd’hui, il avait été au sommet de la liste des jetons, mais la pole position avait changé à plusieurs reprises. Les gros pots étaient capables de modifier rapidement la dynamique de la journée. Lorsque Glen Chorny relança pré-flop à 125 000, Michael le suivit à la grosse blind. Ensuite, il checka le flop 6-7-10 avant que Chorny ne mise à nouveau, cette fois-ci 225 000. Martin augmenta alors les enjeux à 675 000. Ce fut un changement radical d’allure. Chorny alla à tapis, Martin n’avait d’autre option que de le suivre, avec Q-10 face à la paire servie de valets pour Chorny.
« Ne me faites pas ça, croupier », dit Chorny alors que le croupier se conformait au règlement et étalait un as au tournant et un 2 et à la rivière. Le tournoi de Martin s’était achevé à la cinquième place avec 421 000 €. En 20 minutes seulement, la finale était passée de six à quatre joueurs.
Michael Martin – 5e place – 421 000 €
Les gens avaient soudain changé d’idée quant à la tournure de la partie : cela pourrait bel et bien se terminer beaucoup plus vite que prévu. En effet, quelques minutes plus tard, Denes Kalo misa tout son tapis. Glen Chorny avait relancé pré-flop avec A-3 à pique, suivi par Kalo avec A-Q. Chorny passa à coté de ses outs, tandis que Kalo était catapulté en position de chip leader, avec 4,5 millions.
Mais conformément à l’esprit de cet événement, personne n’était d’humeur à s’étendre et à laisser faire le destin sans se battre. Chorny ramassa un pot de 1,7 million contre Maxime Villemure avec A-J, le valet du flop ayant été suffisant.
Dès lors, il était impossible de distinguer un réel chip leader. La finale était devenue une bataille rangée entre quatre joueurs et aucun d’eux n’avait un avantage significatif sur les autres. Mais de l’avis de ses contemporains, également joueurs de poker, il se peut que le favori ait été Isaac Baron. Ses pairs y faisaient souvent référence comme l’un des meilleurs joueurs de poker d’aujourd’hui.
Près de trois heures s’écouleraient avant la prochaine élimination...
Puis, alors que le niveau 29 se poursuivait, les joueurs virent un pot énorme s’ajouter à la pile de Maxime Villemure. Il prit part en faisant une relance, regarda Isaac sur-relancer à 650 000 et poussa son tapis. Isaac faisait la course avec lui pour ce pot et suivit avec une paire servie de 8. Quant à Maxime, il avait une paire servie de dames. Aucune main ne s’améliora et Maxime doubla à hauteur de 4 millions. Isaac venait de se faire dérober la chip lead et tout à coup devenait short-stack avec simplement un million en jetons.
Mais Isaac subirait aussi le revers de la médaille. Il alla all-in avec Q-3. Denes Kalo suivit avec A-10. Tout semblait perdu pour Isaac, destiné à sortir à la quatrième place de finaliste. Au lieu de cela, une dame miraculeuse arriva à la rivière. La foule explosa et rugit involontairement. Isaac était à nouveau de retour dans la compétition grâce au nouvel essor dont venait de bénéficier sa pile, avec plus de 2 millions en jetons.
Mais même les meilleures histoires peuvent finir de manière abrupte. Et pour Isaac, ce fut le cas avec A-Q contre A-A. Cette main eut un impact sur tout le monde et envoya le chouchou du tournoi sur les roses. Face à un flop 6s-2c-7s, Glen étala 335 000 alors qu’Isaac entamait sa période de profonde réflexion. Glen regarda alors l’horloge et fit le premier mouvement du genre qui poussa Isaac à aller all-in. Glen suivit immédiatement, heureux de révéler l’American Airlines. Le 9 de pique au tournant fut synonyme d’étincelles dans le regard d’Isaac qui y voyait un répit dans la mesure où il détenait un pique qui allait très bien avec les trois autres du tableau. Mais aucune couleur n’arriva. Baron était dehors à la quatrième place avec 589 000 €.
Qualifié PokerStars -- Isaac Baron – 4e place – 589 000 €
À présent, un autre problème devenait de plus en plus apparent. Maxime avait montré des signes de faiblesse car il souffrait d’un mauvais rhume depuis le début de la semaine. Le stress des journées de jeu et tout ce qui les accompagne commençaient à se faire sentir.
Glen était maintenant en train de prendre de l’avance, avec 6 millions, puis 7 millions, tandis que les autres faisaient de leur mieux pour maintenir le cap alors que le niveau 30 augmentait la taille des blinds. Maxime se lança avec A-Q sur un flop presque parfait 10-Q-3, et doubla lorsque Glen le suivit avec Q-J.
La lente procession se poursuivait alors que l’horloge venait de marquer 2 heures du matin. Mais comme Denes était short stack, il était fort possible que Maxime et Glen allaient s’embringuer dans le face à face final, après avoir éjecté un joueur de plus pour arriver à la phase de heads-up de la Grande Finale.
Maxime suivit à la petite blind pour voir un flop 10h-Ad-4s. Lorsque le tournant arriva avec Js, Maxime ajouta 200 000 et fut suivi. Un 9d à la rivière. Maxime misa 450 000 pour inciter Glen à faire tapis. Maxime suivit rapidement. Il avait Q-8 pour une quinte, mais Glen avait K-Q pour le nut. Ce dernier envoya Maxime Villemure dehors à la troisième place avec 715 000 €. Ne restait plus que deux joueurs pour s’affronter pour le titre.
Maxime Villemure – 3e place – 715 000 €
À partir de là, il se passa moins d’une minute pour que cette compétition titanesque ne s’achève. Après environ 12 heures de jeu, Glen avait la chip lead à dix contre un par rapport au Hongrois. Kalo savait que ses chances dépendaient d’une action rapide. Il trouva Kh-Qd et décida d’agir. Il relança en premier, vit Glen pousser tout son tapis au milieu avec Ah-5h et tenta sa chance. Le tableau arriva avec As-Qs-6s-6c-10d et consacra Glen Chorny champion de la Grande Finale de la Saison 4 du PokerStars.com EPT.
Denes Kalo – 2e place – 1 179 000 €
Chorny applaudit après avoir serré la main de Denes Kalo tout d’abord, son digne rival, puis avec le directeur du tournoi Thomas Kremser. Denes récolte 1 179 000 € avant de rentrer chez lui ce soir tandis que Chorny est récompensé de ses efforts avec la somme de 2 020 000 € et les honneurs qui accompagnent le gagnant du plus grand tournoi dans l’histoire du poker européen.
Monte Carlo n’est rien si ce n’est l’opulence, le glamour et bien sûr tout ce qui coûte très cher. Un état de fait que ne semble pas oublier les joueurs, y compris ceux qui se sont battus pour les millions de dollars en jeu. « Je n’ai pas encore tout digéré », a dit Glen lors d’une interview avec Kara Scott peu de temps après. Et lorsqu’on lui a demandé de quelle manière il avait l’intention de célébrer ce soir son voyage au long cours vers les 2 millions d’euros, il a répondu : « Peut-être en allant dans un bar, mais je n’irai pas au Jimmy'z [la boite du Monte Carlo Bay]. C’est trop cher. »
Peut-être pas tant que cela pour Glen maintenant, cet homme qui est arrivé ici par le biais d’un qualificatif Steps sur PokerStars. Alors que la scène brille de mille feux et que le public ne cesse d’applaudir le nouveau champion, trop jeune pour jouer lorsque l’EPT a démarré il y a quatre saisons, il semble approprié de le saluer avec une fête.
« Il n’y a pas meilleur moyen de se sentir aussi bien maintenant, a déclaré Chorny. On a l’impression d’être une rockstar. »
Vous pouvez trouver un récapitulatif complet des gagnants ici.
Note de l’éditeur : merci à toute l’équipe du blog de PokerStars pour leurs efforts constants pendant la Grande Finale. À Stephen, Ed, Steve, Chris, Lina, Noelia, Klaus, Robin et Mad : vous êtes très appréciés. Merci. -- BW
Comme vous l’avez peut-être lu ici sur ce blog, le Jour 4 s’est achevé de manière inattendue. Ayant débuté avec cinq tables, le plan était de jouer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une seule avec huit joueurs – huit finalistes qui bosseraient dur pour décrocher le prix le plus convoité du poker européen.
Au lieu de cela, alors qu’il venait tout juste d’être 1 heure du matin, le tournoi s’arrêta net dès qu’il ne resta plus que dix joueurs. Telle fut la lourde tache que ces gars ont dû accomplir. Personne n’était prêt à prendre le moindre risque. Néanmoins, il y eut de formidables moments de poker hier. Ainsi, nous nous réunissons à nouveau cet après-midi à la recherche de deux joueurs à éjecter avant que le jour officiel de la finale ne commence. Combien de temps cela va-t-il prendre? C’est ce que nous allons découvrir.
Qui sont les dix derniers joueurs ?
Glen Chorny – Canada – Qualifié PokerStars – 3 370 000 Isaac Baron – USA – Qualifié PokerStars – 2 365 000
Michael Martin – USA – 1 579 000
Maxime Villemure – Canada – 1 220 000
Denes Kalo – Hongrie – 957 000
Antonio Esfandiari – USA – 735 000 Luca Pagano – Italie -- Team PokerStars Pro – 705 000
Valeriy Ilikyan – Russie – 650 000
Stig Top-Rasmussen – Danemark – 590 000
Henrik Gwinner – Danemark – 466 000
Luca Pagano est le digne représentant de la Team PokerStars Pro, après avoir augmenté sa pile à hauteur de 705 000 et battu un record avec son neuvième gain en cash en qualité de finaliste. Mais trois qualifiés PokerStars sont en tête du groupe d’aujourd’hui : Glen Chorny détient plus de 3,3 millions tandis que le rival le plus près de lui est Isaac Baron avec plus de 2,3 millions. Vient ensuite Michael Martin, qui a changé le cours du tournoi dans les dernières étapes de la journée d’hier et qui démarre avec un peu plus de 1,5 million.
Il s’en est fallu de peu pour que Joe Hachem de la Team PokerStars Pro, qui est sorti à la 11e place quelques instants avant la fin de la partie hier, parcoure la courte distance qui le séparait de la Triple Couronne. Mais aujourd’hui, l’attention porte sur l’action à venir. Dix joueurs vont s’affronter jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que huit, puis jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Cinq jours, 842 participants et personne n’est pressé de partir.
Vous pouvez suivre toutes les mains depuis votre ordinateur sur EPT Live où les Comptes de jetons et les Résultats seront mis à jour au fil de la journée. Nous prévoyons d’être de retour à 13 heures.
Le Jour 4 a commencé avec quarante joueurs. Il était tout à fait légitime pour la plupart d’entre eux d’avoir une chance de participer à la table finale. Parmi eux figuraient des membres de la Team PokerStars Pros, de jeunes prodiges online et de talentueux habitués des tournois. Ils savaient tous qu’au moment où il serait l’heure de se coucher, ils sauraient alors s’ils seraient assis à la table finale de jeudi et auraient la chance de décrocher le premier prix de 2 millions d’euros.
Plus de douze heures plus tard, le Jour 4 était terminé... Quoi que pas vraiment.
Alors que le niveau 23 venait de s’achever, un changement de plan était dans l’air. Au lieu de jouer jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une seule table à 8 joueurs, la partie allait s’arrêter et ne reprendrait qu’à 13 heures jeudi. La rumeur se propagea rapidement et devint une réalité. À 1 h 05 du matin, le tournoi fut stoppé lorsqu’il ne restait plus que 10 joueurs.
Vous vous demandez pourquoi tout cela a pris si longtemps, pourquoi à n’importe quel autre moment une journée comme celle-ci pouvait s’envoler dans le tourbillon de la vie. La réponse est simple. Il s’agit de la Grande Finale du PokerStars.com EPT. Si vous êtes arrivé à ce stade de la compétition par rapport au contingent de départ de 842 participants, vous allez faire tout ce qui est entre votre pouvoir pour rester ici.
Ainsi, quelques secondes après que Joe Hachem de la Team PokerStars Pro fut éliminé – anéantissant tout espoir que le Champion du Monde et vainqueur de l’EPT détienne une fabuleuse Triple Couronne – le jeu s’arrêta. Quelle journée !
Au lieu d’actions frénétiques en chute libre, chaque éjection était totalement méritée, survenant lorsque chaque joueur avait épuisé toutes ses options et n’avait d’autre choix que de bousculer ses jetons et de placer tous ses espoirs de gloire entre les mains d’un paquet de cartes chanceux ou non. L’épuisement, des mains bruts de décoffrage mêlées à l’angoisse étaient la marque des vaincus ; tout cela et bien plus encore étaient également la marque de ceux qui étaient toujours dans la course.
Ce fut une journée mitigée pour la Team PokerStars Pro.
Raymond Rahme ne mit jamais la pression pour prendre la chip lead cette semaine. Il ne fit aucuns mouvements audacieux all-in qui défieraient les probabilités ou le feraient hurler ensuite. À la place, il démontra que pour aller loin dans un tournoi comme celui-ci, il n’est pas nécessaire d’avoir la plus grosse pile de jetons, la plus grosse voix ou les plus grands mouvements ; il s’agit juste d’une question de survie.
Deux autres membres de la Team PokerStars Pros auraient de bonnes histoires à raconter concernant leur périple au cours de cette journée.
Alors que Claudio, le père, suivait les pas de Luca, son fils, tout le long de la Grande Finale avant de finir son tournoi à la 22e place, le membre de la Team PokerStars Pro Luca Pagano inscrivit son nom dans l’histoire de l’EPT en enregistrant son neuvième gain en cash. Il était déterminé à atteindre sa première table finale depuis sa double apparition lors de la Saison 1 ; une finale qui lui avait échappé pendant si longtemps. À la fin du Jour 4, il avait encore des jetons et un œil sur le titre EPT.
Comme je vous l’ai dit, personne n’est parti facilement et le même état d’esprit de lutte acharnée s’emparera des dix derniers joueurs lorsqu’ils reprendront le tournoi demain.
Parmi les autres joueurs qu’il est important de signaler aujourd’hui figurent trois joueurs PokerStars Supernova Elite. Thomas Boekhoff est sorti à la 14e place, devant Anders Berg et Alexander Morozov qui sont partis à la 37e et 35e place respectivement.
Ajoutons un mot à propos du qualifié PokerStars Vincent Secher. Vous vous souvenez peut-être avoir lu dans un compte-rendu cette semaine que Vincent passait la nuit dans un camping, en raison de la pénurie chronique de chambres d’hôtel à Monte Carlo cette semaine. Ayant eu vent de cette histoire, PokerStars lui trouva une chambre au Monte Carlo Bay Hotel - Vincent en est d’ailleurs très reconnaissant (en effet, quelques nuits furent bien froides pendant cette semaine de tournoi). Comme pour marquer la très nette amélioration de son hébergement, il passa le Jour 4 en portant le peignoir de l’hôtel et des pantoufles. Lorsque j’ai parlé avec lui, il était clair qu’il appréciait chaque minute de sa Grande Finale. Bien qu’il soit sorti à la 13e place, ce fut un des meilleurs moments de sa vie, d’autant plus qu’il s’est enrichi par la même occasion.
Une nuit stressante nous attend avant que nous ne nous réunissions à nouveau demain après midi pour voir deux joueurs de plus se faire éjecter et découvrir qui sera le vainqueur. Glen Cherny, soutenu par ses parents assis dans les gradins, dormira probablement comme un bébé ce soir, car il détient la chip lead avec environ 2 millions, tandis que l’Américain Michael Martin, dont les parents suivent avidement sa progression en ligne depuis leur domicile aux États Unis, est derrière lui avec plus de 1,5 million.
Aujourd’hui a également marqué le début de la diffusion sur EPT Live et elle se poursuivra demain, dès 13 heures, heure locale. En attendant, vous pouvez voir la liste du nombre de jetons des dix derniers joueurs ICI et un résumé des résultats par LÀ.
Pour suivre toute l’action du jour, cliquez sur les liens ci-dessous... (en anglais pour la plupart)
La nuit dernière fut particulièrement longue pour Denes Kalo qui termina le Jour 3 de la Grande Finale du PokerSars.com EPT aux premières heures ce matin, grâce à une paire de rois qui lui permit d’éjecter deux rivaux. 39 joueurs sont de retour aujourd’hui pour ce qui s’annonce être une progression à pas feutrés à travers les différents niveaux. À la fin de ce parcours du combattant, huit joueurs s’affronteront autour de la table finale tant convoitée dans le milieu du poker européen. Ne vous attendez pas au moindre mouvement précipité ou irréfléchi aujourd’hui.
Aujourd’hui marque également le début de notre diffusion sur EPT Live. Confortablement installé chez vous, vous pouvez suivre sur votre ordinateur toutes les mains de la table télévisée où figureront dans les premières étapes de jeu les membres de la Team PokerStars Pro Luca Pagano et Freddy Deeb. En plus du blog de PokerStars, nous vous donnons un aperçu des joueurs et de la magnifique salle de tournois ici au Monte Carlo Bay Hotel.
Il n’y a aucune erreur possible quant à l’identité du joueur qui a fini le plus prêt du but, autrement dit d’un EPT glorieux. Le professionnel américain Antonio Esfandiari s’est positionné en tête du classement des jetons. Hier, il fut le premier et seul joueur à franchir la ligne des sept chiffres et termina avec 1 198 000. Derrière lui, à 916 000, se trouve l’Anglais Robin Keston qui enregistra de nombreux gros pots hier, envoyant des joueurs rejoindre les estrades et se rapprochant un peu plus de la pole position.
Mais tout cela peut changer en l’espace d’une journée de jeu. Il y a eu des précédents : un effondrement imprévu de ce qui au préalable constituait une solide pile de jetons, ou encore le triomphe du type qui avait commencé avec trois fois rien. Il y a quelques jours à peine, à San Remo, le vainqueur Jason Mercier se trouvait dans les bas-fonds de la compétition avant de boucler la semaine en tenant les cartes de la victoire et une valise remplie d’argent.
Le destin de ceux qui font leur retour aujourd’hui sera décidé dans la journée. Nous avons tout le temps de voir comment passer de 39 joueurs à 8 et de 5 tables à 1. Pour voir le récapitulatif du classement de la nuit dernière, rendez-vous sur ce lien qui vous permettra aussi de consulter la mise à jour du nombre de jetons au fil de la journée. Vous pouvez également consulter les résultats ainsi que le détail des gains.
Les joueurs sont arrivés et sont en train de sortir leurs jetons de leurs sacs. La partie devrait bientôt reprendre.
Esfandiari est en tête -- Hachem, Pagano et Rahme sont toujours dans la course
Il y a plusieurs raisons à l’existence du livre des records. La bulle pour l’argent d’aujourd’hui est l’une d’entre elles.
L’objectif du jour était de réduire le nombre de joueurs de 124 à 40. Cette tache était considérée comme relativement aisée. Pourtant, quelque chose faisait barrage.
Si ce n’est la plus grosse, cette bulle pour les places payées fut l’une des plus importantes de l’histoire. Le jeu s’est déroulé main-par-main lorsqu’il ne restait plus que 81 personnes. Plus de deux heures et demie plus tard, la bulle a finalement éclaté. Professionnel reconnu sur le circuit, Surinder Sunar fut le malheureux finaliste à la 81e place. Pour arriver à ce stade de la compétition, il a fallu faire preuve d’énormément de ferveur, ce qui a épuisé les professionnels les plus expérimentés – les joueurs tout comme les médias. La vidéo du blog de PokerStars ci-dessous (où figure le pétulant Stephen Bartley en personne du Blog de PokerStars) fait une brève synthèse de cette bulle record.
Aujourd’hui, néanmoins, ne concernait pas ceux qui ne sont pas arrivés dans les places payées. Il s’agissait des gens qui percevraient de l’argent, d’autant plus que ces heureux élus auraient également une chance de parvenir à la table finale jeudi.
Parmi ceux qui ont touché des gains aujourd’hui se trouvaient Luca Pagano et son père Claudio. C’était la première fois qu’un père et son fils percevaient de l’argent au cours d’un même événement PokerStars EPT. Pour Luca, ce jalon était spécial. En effet, la date d’aujourd’hui marquait son neuvième gain en cash à l’EPT, un record qu’il est maintenant le seul à détenir après avoir été longtemps associé à Julian Thew qui en compte huit à son palmarès. Luca et Claudio Pagano ont tous deux fini le Jour 3 dans le Top 40.
Luca Pagano
Aujourd’hui fut également une bonne journée pour les joueurs PokerStars qui sont déjà sortis du Main Event. Membre de la Team PokerStars Pro, Andre Akkari termina à la seconde place du tournoi à 500 € + rebuy. Il joua à la table finale en compagnie du champion de tennis Boris Becker.
Andre Akkari
Boris Becker
Ailleurs, PokerStars organisait le premier Stars of Poker, un tournoi à table unique doté de 100 000 $. L’événement où figurait le créateur de l’EPT, John Duthie, ainsi qu’une multitude de membres de la Team PokerStars Pros, un champion EPT et un joueur Supernova Elite du Club VIP de PokerStars, promettait au gagnant la somme de 50 000 $. Avec un contingent si difficile, il était impossible de prédire qui raflerait le premier prix. Cependant, ce ne fut pas une surprise de voir le membre de la Team PokerStars Pro Barry Greenstein repartir avec la victoire (en anglais).
John Duthie félicite Barry Greenstein
Il ne fait aucun doute que le plus grand mouvement du jour dans cette Grande Finale est dû à Antonio Esfandiari. Certains employaient l’expression « card rack », mais tous s’accordaient à dire qu’Esfandiari avait joué une partie éblouissante aujourd’hui pour dépasser le jalon de 1 million en jetons, ce qui est parfait pour devenir le chip leader. Le professionnel britannique Robin Keston semble être à la seconde place avec environ 900 000.
Chip leader, Antonio Esfandiari
Il rejoindra les cinq dernières tables mercredi et jouera pour obtenir une des places tant convoitées autour de la table finale à huit joueurs. Trois membres de la Team PokerStars Pro ont encore une chance de remporter beaucoup d’argent. Joe Hachem, Luca Pagano et Raymond Rahme sont tous encore dans la course.
Joe Hachem en train d’affiner les détails
Aujourd’hui était aussi une journée éreintante sur le circuit du poker. C’était un jour tellement rempli de promesses, d’argent et occasionnellement, de frustration que tous les intéressés étaient prêts pour une bonne nuit de sommeil. Qualifié PokerStars, Vincent Secher dormira sûrement bien mieux ce soir. Non seulement il a réussi à se classer parmi les 40 meilleurs joueurs et à s’octroyer une chance pour parvenir à la table finale, mais il a également un vrai lit dans lequel dormir. Après avoir remporté un qualificatif de la dernière chance pour décrocher un siège seulement sur PokerStars, Secher a eu beaucoup de mal à trouver une chambre d’hôtel dans le coin. Ainsi, ses amis et lui ont planté leurs tentes à Nice pour 18 € la nuit. Après avoir eu vent de cette histoire, le personnel de PokerStars a tiré quelques ficelles et s’est occupé de trouver une chambre pour Secher ici, au Monte Carlo Bay, jusqu’à la fin de cette semaine de poker. Message personnel de Secher : « Merci PokerStars. »
Vincent Secher
Mercredi, le Top 40 reviendra s’affronter dans cette grande salle de bal pour atteindre la table finale de la Grande Finale. Demain débute également la diffusion en direct du vénérable EPT Live.
Nous continuerons à publier nos blogs en direct et couvrirons toute l’action dès 13 heures, heure locale (7 heures ET) mercredi. En attendant, nous vous disons « au revoir ».
Il est facile de s’émerveiller des différences que l’on peut trouver dans une période de 24 heures. À cette heure-ci lundi, il y avait environ 400 joueurs dans cette salle, rivalisant tous pour arriver à la table finale de cette compétition unique. Ce matin, 124 personnes sont de retour dans cette même salle, les yeux rivés sur le même trophée. Seuls les 80 meilleurs seront payés. Une fois qu’il ne restera plus que 40 joueurs, le tournoi s’accordera une pause pour la journée. Cela pourrait bien aller très vite. Avec plus de deux millions d’euros attribués à la première place, cet événement est le plus grand et le plus riche de l’histoire du poker européen. Mais il y a plus encore. Il ne reste plus que quatre tables dans le tournoi à 500 $ + rebuy qui a démarré ici hier (une simple promenade dans un parc pour les gens qui ont participé au grand événement et s’en sont faits éjecter depuis). Le chip leader ? Vous le connaissez. Peut-être plus sur les courts de tennis qu’autour du tapis vert. En effet, l’ambassadeur de PokerStars Boris Becker a une énorme chip lead. Nous garderons un œil sur lui pour voir comment il s’en sort.
Enfin, un troisième tournoi est sur le point de débuter sur la scène principale. La nuit dernière, nous avons mentionné l’événement Stars of Poker, un tournoi à table unique doté de 100 000 $. Dans quelques minutes seulement, neuf joueurs très connus vont se livrer une bataille rangée afin de décrocher un des trois premiers prix en cash. Parmi les joueurs assis à la table figurent le créateur de l’EPT John Duthie et les membres de la Team PokerStars Pros Dario Minieri, Noah Boeken, Barry Greenstein, Daniel Negreanu et ElkY. Célèbre joueur au Royaume-Uni et ancien champion de l’EPT, Vicky Coren a également sa place à la table. Dans le dernier siège de libre se trouve le vainqueur du satellite Supernova Elite de la nuit dernière BigJoe2003, le second Supernova Elite.
BigJoe2003
Ces trois événements pourraient se jouer simultanément aujourd’hui. L’équipe du Blog de PokerStars vous tiendra au courant de chacun d’entre eux. En attendant, il est l’heure de porter toute notre attention sur le Main Event.
Les quatre meilleurs joueurs du contingent d’aujourd’hui sont tous norvégiens. Oyvind Riisem, Johnny Lodden, Borge Dypvik et Andreas Hagen feront de leur mieux pour tenir à distance certains des joueurs les plus chevronnés qui se trouvent juste en dessous d’eux.
Parmi ces joueurs figure un homme à la recherche de la Triple Couronne. Membre de la Team PokerStars Pro, Joe Hachem compte déjà à son palmarès un bracelet du Main Event des World Series et un titre WPT. Aujourd’hui, il est à la cinquième place en termes de jetons et espère bien ajouter le titre de la finale à son CV. Juste deux places en-dessous de Hachem se trouve Luca Pagano, un autre membre de la Team PokerStars Pro dans le top 10.
Joe Hachem
Nous publierons des blogs en direct de chacun des niveaux d’aujourd’hui, aussi n’hésitez pas à revenir ici pour connaître les toutes dernières informations.
Au cours des dernières années, la manière la plus facile et la moins onéreuse pour se rendre au Main Event des World Series consistait à jouer à un qualificatif en ligne sur PokerStars. Rien n’a changé... Sauf que c’est désormais encore moins cher. Vous voulez certainement savoir quelles économies vous pouvez réaliser.
Et bien, c’est gratuit.
PokerStars a annoncé aujourd’hui que la somme de 1 million de dollars sera gratuitement attribuée à ses joueurs sous forme de packages pour le Main Event des World Series. Moins cher que ça, c’est tout simplement impossible.
Le buy-in de 10 000 $ pour le Main Event des World Series 2008 ;
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Dès ce soir à minuit, les tournois freerolls du Million Dollar Giveaway se déroulent toutes les heures, tous les jours jusqu’au 27 juin. Tous les joueurs de PokerStars peuvent participer à un événement Round 1 par semaine. Les 50 meilleurs joueurs de chacun des tournois Round 1 recevront un ticket pour la finale hebdomadaire.
Les joueurs de PokerStars aiment la Bataille des Planètes. Cela semble assez clair dans la mesure où les gens jouaient dans l’orbite haute alors que je me réveillais dimanche matin. Désormais, PokerStars donne à ces joueurs encore plus d’avantages pour se lancer dans la partie.
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La dynamique du Jour 2 est toujours difficile à prévoir. Les jours précédents ressemblent à une partie de campagne comparés à la nature coupe-gorge de la réunification du contingent de joueurs des Jours 1 A & B. La brève camaraderie qui s’était établie entre les survivants du Jour 1 s’évapore, et le « chacun pour soi » propre au jeu reprend le dessus – comme on pouvait s’y attendre. C’est normalement suffisant pour déterminer ceux que nous verrons plus tard cette semaine et ceux à qui il faudra dire « au revoir ».
La journée débuta sous le signe de l’espoir pour deux des membres de la Team PokerStars Pros, chacun ayant pour ordre du jour de faire un « impossible comeback ». Ce fut le cas jusqu’à ce que leurs espoirs s’envolent tels des tapis se dérobant sous leurs pieds.
Victor Ramdin commença la journée avec moins de 2 000 en jetons. Le format typique dans de telles circonstances consiste à aller all-in rapidement au cours des premières mains, un « merci beaucoup et bonne chance les gars » à la manière des vaincus avant qu’ils ne partent à toute vitesse rejoindre les gradins. La première partie de ce scénario fut vraie pour Victor. À la fin de la première heure de jeu, il réussit à amasser une pile de plus de 30 000, doublant son tapis plus d’une fois afin de se donner un peu d’air pour respirer.
« Je n’ai plus à faire des trucs de dingue pour l’instant. »
Mais rien ne le protégeait des coups de Trafalgar. Il se frotta à un pot all-in avec A-K contre A-2 et un 2 trouva un partenaire à la rivière.
Victor Ramdin
Barry Greenstein donnait l’impression de bénéficier d’un regain aujourd’hui. Depuis hier, il jouait short stack en permanence. Barry gagna du temps comme peu d’autres auraient pu le faire, attendant calmement une bonne main avant de doubler, améliorant considérablement sa pile de jetons à hauteur de 70 000. Mais tout comme Victor, la roue de la fortune allait tourner et l’envoya rejoindre l’anonymat de la foule après la pause du dîner.
Barry Greenstein
Ce serait un jour tout aussi néfaste pour d’autres membres de la Team PokerStars Pros, Humberto Brenes, Chad Brown, Noah Boeken et Vanessa Rousso. Vainqueur de l’EPT Copenhague, Tim Vance régla son allure pendant la plupart de la journée avant de prendre du retard un peu plus tard, tout comme Gus Hansen, Patrik Antonius, Marc Goodwin, le gagnant de l’EPT San Remo Jason Mercier et le champion de l’EPT Dortmund Mike McDonald. Cela ne faisait aucun doute qu’il s’agissait là de l’abominable table du jour – que vous y soyez assis ou non.
Membre de la Team PokerStars Pro, Joe Hachem fut entouré de sa cour en compagnie de son co-équipier Luca Pagano, d’Ed de Haas, d’Anna Wroblowski, de Dan Glimme, de Surinder Sunar et du qualifié PokerStars Vincent Secher, qui payait 18 € la nuit pour planter sa tente à Nice, ayant dû faire face à une pénurie de chambres d’hôtel à Monte Carlo. Tous sauf l’auteur suédois Glimme trouvèrent un passage pour voir le bout de la journée, en dépit de plusieurs égratignures et hématomes en chemin.
Joe Hachem
L’Américain Antonio Esfandiari était l’autre poids lourd du jour. « Le Magicien » fit quelques joutes à plusieurs reprises avec Barry Greenstein, ainsi qu’avec le Français Nicolas Levi et le maestro de l’Internet Sorel Mizzi, finissant la journée relativement en bonne forme.
Mais la journée fut dominée par un trio de Norvégiens : Johnny Lodden, Andreas Hagen et Oyvind Riisem. Lodden, un habitué des gros tapis, termina bien avec plus de 300 000. Hagen n’était pas très loin derrière. Mais c’est Riisem, avec plus de 400 000, qui prendra la tête des participants demain, espérant ainsi améliorer sa quatrième place aux WSOP en Europe, en septembre dernier.
Oyvind Riisem
Ce trio de tête norvégien nous amène à la journée de demain. Avec le Jour 3 arrivent les places payées. Le tournoi sera sculpté par les acharnés qui rêvent de dominer l’EPT et de graver leurs noms dans l’histoire du poker européen. Cela nous rapproche également de mercredi, date à laquelle débutera notre diffusion sur EPT Live, vous donnant ainsi la chance de suivre toute l’action des différentes étapes de la Grande Finale. En attendant, vous pouvez trouver le détail de tous les reportages du jour en cliquant sur les liens ci-dessous (en anglais pour la plupart). Le comptage officiel des jetons sera posté ICI dès qu’il sera disponible.
Monte Carlo semble être l’endroit approprié pour accueillir une telle mêlée. C’est riche, historique et presque parfait à tous points de vue. La Grande Finale, c’est exactement ça. Mais comme toute chose qui semble parfaite, on court toujours le risque de devoir déserter au moment où l’on s’y attend le moins. Même si la fête de bienvenue de la Grande Finale du PokerStars EPT n’avait fourni aucun d’indice, l’aspect sauvage de ce tournoi apparut clairement dans les niveaux de clôture du Jour 1A.
Alors que les jetons s’entassaient ce soir, plusieurs favoris du jour n’étaient déjà plus là. Membres de la Team PokerStars Pros, Tuan Lam et Andre Akkari ont tous les deux bien débuté la journée, mais ils étaient portés disparus en fin de soirée. Katja Thater dut faire face au même destin un peu plus tôt au cours de la journée. Les nouvelles ne sont également pas très bonnes pour Isabelle Mercier, membre de la Team PokerStars Pro. Les espoirs d’Isabelle de faire une apparition le Jour 2 se sont envolés avec une paire servie de valets, all-in contre une paire servie de 8. Le flop fut assez inoffensif mais un 8 assassin au tournant éjecta Mercier après une longue lutte acharnée.
Néanmoins tout n’était pas si mauvais pour nos favoris puisque de nombreux membres de la Team PokerStars Pros ont terminé la journée avec des jetons. Ce n’était pas seulement un requin pour Humberto Brenes de la Team PokerStars Pro aujourd’hui, mais deux. Ses jetons étaient arrangés en deux tours hautes avec un requin en plastique coiffant chacune d’entre elles. D’un côté, une pile multicolore de plus de 30 000, de l’autre, une tour tout aussi élevée constituée entièrement de jetons verts valant 25 chacun. Une bonne journée de travail pour Humberto alors que la journée touchait à sa fin.
Les choses n’allaient pas aussi bien pour le qualifié PokerStars Christian Grundtvig. Cet ancien champion du WPT Paris originaire du Danemark alla à tapis avec moins de 3 000 et fut suivit par deux joueurs, notamment Humberto. Ils checkèrent jusqu'à la rivière mais Humberto et Grundtvig ont dû s’incliner devant une paire de 5.
Greg Raymer a joué une partie difficile aujourd’hui et semblait parti du bon pied. Sa fin, cependant, arriva avec la main de l’homme qui avait joué comme un rouleau compresseur pendant plusieurs heures, et ce jusqu'à la fin de la nuit. Sorel Mizzi détruit en une seule main une table qui était restée ensemble toute la journée. Il termina avec 65 000 en jetons.
Parmi le contingent des rescapés de ce soir, citons Luca Pagano, Barry Greenstein, Raymond Rahme, Noah Boeken, et environ 180 autres joueurs qui sont déjà en train de penser au Jour 2.
L’anecdote du jour nous vient des terres nordiques. Stephan Kjerstad eut un élan de folie à la fin de la journée et termina avec une pile qui semblait dépasser les 100 000 en jetons. Johnny Lodden, un homme que vous souhaitez ne jamais voir avec une pile de jetons, finit la journée avec environ 90 000.
Les tournois étant ce qu’ils sont, toutefois, les jetons qu’ils détiennent aujourd’hui ne sont qu’une simple une indication de la façon dont ils commenceront le Jour 2. Ces pros chevronnés savaient qu’ils ne pouvaient pas tout gagner le Jour 1A. Maintenant, ils doivent attendre un jour ou deux avant de rejouer. Cette salle est réservée pour les joueurs du Jour 1B dimanche.
Voici un récapitulatif du Jour 1A de l’équipe vidéo du blog...
Vous pouvez trouver une sélection des piles de jetons sur notre page Comptage des Jetons - EPT Monte Carlo. L’intégralité des comptages sera disponible au même endroit dès qu’ils seront rendus officiels par le personnel du tournoi.
L’action du Jour 1B démarre à 13 heures à Monte Carlo ce dimanche. Nous serons de retour pour couvrir toute la journée.
Pour revoir tous les reportages concernant la Grande Finale de l’EPT jusqu’à aujourd’hui, cliquez sur les liens ci-dessous (en anglais pour la plupart).
Six niveaux et demi de jeu se sont achevés aux premières heures ce matin ; 189 joueurs sont parvenus au bout de la journée d’ouverture de la Grande Finale du PokerStars.com EPT, fatigués mais heureux que leurs jetons ainsi qu’une invitation à revenir jouer ici lundi soient dans leurs poches. Maintenant, il est temps pour la seconde vague de joueurs de louvoyer à travers les mêmes obstacles, d’endurer autant d’heures de jeu et de manger le même buffet : le Jour 1B va commencer.
Le premier jour est le même pour tout le monde, mais la tournure des Jours 1A et 1B n’est pas nécessairement identique. Au cours de cette saison de l’EPT, ce fut souvent le cas que « l’effet du Jour 1B » réunisse des contingents plus forts dans le second groupe. Mais à Monte Carlo, il semble y avoir peu de chances que cette théorie soit vérifiée. En scannant la liste des joueurs surgissent les noms des membres de la Team PokerStars Pro tels que Hachem, Negreanu, Griffin, Brown, ElkY et Minieri, sautillant au milieu d’une distribution de supporters tous aussi bons.
Dans ce palmarès figurent plus de membres de la Team PokerStars Pros tels que Rousso, Ramdin, Moneymaker, Nelson et Ambrose. Il faudra également compter avec Molander, Hansen G et Hansen T, Ruthenburg, Mele, Lellouche et Esfandiari, Jorgenson et Goodwin, Helppi, Karam et Thorson, Lylloff, Mouawad, Mattern, Vance et Schulze. La liste se poursuit et elle est longue…
Sans oublier une célébrité de plus... Boris Becker en personne.
Une chose reste similaire : l’inauguration du tournoi. Hier, le son puissant de « I like the way you move » a accueilli les joueurs avant que les cartes ne commencent à être distribuées, et la même cérémonie d’ouverture souhaitera la bienvenue à ceux qui arrivent aujourd’hui, réveillant les fatigués, stimulant les aventureux et soutenant les braves. Le monde du poker bat son plein dans cette salle aujourd’hui et si vous ne pouvez être présents, alors le blog de PokerStars est là pour vous.
Alors que les rideaux s’ouvrent sur la scène principale, l’endroit où se déroulera la finale est éclairé par l’arrière et brille de tous ses feux. La scène est splendide si l’on en croit les visages souriants des joueurs de poker concernés, à savoir les membres de la Team PokerStars Pro, qui font leur entrée assis autour de la table. En face d’eux se dressent des fenêtres de 10 mètres de haut, actuellement protégées par d’épais rideaux noirs qui s’ouvriront prochainement pour révéler le superbe panorama sur la ville de Monte Carlo.
C’est tout pour l’instant tandis que les joueurs affluent autour des tables dans la salle. Le tournoi est sur le point de débuter.
Tout le monde s’est souhaité la bienvenue et les réjouissances sont finies. Après avoir effectué le trajet vers la frontière franco-italienne, le PokerStars.com European Poker Tour est de retour sur ses terres pour reprendre les affaires en main. Si vous aimez le poker, si vous aimez l’opulence et si vous aimez tout ce qui fait le charme de ce jeu, alors vous ne pouvez rêver mieux.
Il y a quelques instants à peine, sous l’impulsion de la chanson de BodyRocker « I Like the Way You Move », le rideau de la scène dans la grande salle de bal s’est levé, la fumée s’est dissipée, les projecteurs se sont braqués sur la table composée des membres de la Team PokerStars Pros. Bien qu’il ne s’agisse que de la table destinée à la cérémonie d’ouverture, ce qui va suivre est clair : la Grande Finale.
Lorsque l’EPT a jeté l’ancre à Monte Carlo il y a quatre saisons, 211 joueurs se livraient bataille pour se partager un prize pool de 2,1 millions d’euros. L’événement fut remporté par le Néerlandais Rob Hollink au cours d’une finale des plus appropriées pour cette année inaugurale du tour. C’était un moment décisif pour le poker européen et mondial, qui a donné à l’EPT tout son sens. À partir de là, l’EPT grandirait et s’améliorerait constamment, et toute la scène du poker de ce côté de l’Atlantique changerait à jamais.
La fête était de retour maintenant et rien ne semblait plus naturel que d’installer la salle de tournois de l’EPT, et les meilleurs joueurs du monde, avec comme toile de fond la ville de Monaco. Ce qui se passe à Monte Carlo est ce qui se fait de mieux, que ce soit une Bentley rutilante devant une villa ou une Ferrari rouge garée le long d’un trottoir. C’est exactement la même chose ici au Bay Hotel & Casino où les Champions du Monde et les vainqueurs de la Triple Couronne parmi tant d’autres prennent leurs places pour tenter leur chance et décrocher la plus grande cagnotte du poker européen.
L’année dernière, Gavin Griffin, un des tout derniers membres de la Team PokerStars Pro, a triomphé lors d’une finale électrique, après avoir battu le Canadien Marc Karam et gagné le titre ainsi que 1 825 010 €, un montant considérable qui sera peut-être battu à nouveau vendredi.
La tâche de Gavin est enviable cette semaine puisqu’il défend son titre tandis qu’autour de lui, un contingent intrépide de professionnels de l’attaque va faire tout son possible pour rendre sa mission difficile. Ils sont venus ici en force bien entendu car il s’agit du tournoi de poker auquel tout le monde veut participer, des champions professionnels aux habitués du low-limit qui veulent tenter la chance de leur vie.
Parmi cette foule figurent des visages familiers ; certains membres de la Team PokerStars Pros, avec notamment parmi eux Noah Boeken, Isabelle Mercier, Barry Greenstein, Tuan Lam, Humberto Brenes et Andre Akari, ainsi que Luca Pagano tout juste arrivé de sa semaine bien chargée à San Remo, Raymond Rahme qui a touché des gains ici, Katja Thater et le Champion du Monde 2004 Greg Raymer. Inutile de le dire mais chacun a un palmarès époustouflant au poker et un insatiable désir d’y ajouter ce trophée.
La Grande Finale de Monte Carlo Grand semble différente des autres EPT et elle l’est. C’est comme regrouper Noël, son anniversaire et la grande cagnotte du loto en un événement commun, servi avec des boissons et le bruit des vagues sur la plage. Et le va-et-vient des jetons. Peu d’autres endroits méritent ce genre de fanfare.
Une soirée paisible, une bonne nuit de sommeil, un matin tranquille et une promenade agréable jusqu’à votre table semblent constituer le meilleur scénario possible pour chacun des 382 joueurs qui sont parvenus à atteindre le Jour 2. Mais les choses n’ont par forcément pris la tournure escomptée ce matin. Certains ont peut-être été réveillés par une forte explosion, suivie par une autre. Pendant quelques minutes, confus et désorientés, ils ont dû se demander si c’était leur faute. Peut-être n’avaient-ils pas fini le Jour 1 avec autant de jetons qu’ils l’espéraient ? Le monde était-il en train de s’effondrer autour d’eux ?
Il y avait de l’orage au-dessus de Monaco ce matin, des coups de tonnerre qui ressemblaient à une multitude de pianos à queue que quelqu’un aurait jetée d’un balcon au dixième étage. En fait, certains ont dormi sans s’en apercevoir, mais pour d’autres, ce fut un réveil brutal face à une journée qui s’annonce tumultueuse aux tables.
Le Jour 2 est le jour où le visage du tournoi commence à changer, se mutant en quelque chose de bien plus déplaisant qu’il ne semblait être hier. Survivre au Jour 1 est un exploit lorsque l’on repense à la conclusion de la journée précédente, mais la dure réalité est qu’en fait il ne s’agit que d’une étape sur le long parcours qui donnera à cette semaine un dénouement heureux.
Les blinds sont encore relativement basses, démarrant à 200/400 avec une ante de 50 au milieu du niveau 7. Mais aujourd’hui les forts deviendront encore plus forts tandis que les faibles s’affaibliront encore plus. À la fin de la journée, il n’est pas impossible que quelques-uns des noms figurant en haut de la liste des jetons deviennent de plus en plus familiers, tandis que pour d’autres il faudra penser à quitter l’hôtel et régler la facture.
Les joueurs sont de retour sur l’aire de tournoi, prêts à se battre. Si vous souhaitez voir à quoi ressemble la liste complète des piles de jetons, consultez notre page Compte des Jetons.
Le leader d’aujourd’hui est le Français Cyril Bensoussan avec 128 300, tandis qu’à l’autre extrémité se trouve le membre de la Team PokerStars Pro, Victor Ramdin, avec seulement 1 950.
Les gains ont également été confirmés et le vainqueur devrait empocher le montant record de 2 020 000 €. Pour obtenir la liste complète des gains, cliquez sur ce lien.
Le Jour 2 de la Grande Finale du PokerStars.com EPT est sur le point de démarrer. Le directeur du tournoi Thomas Kremser vient de souhaiter à nouveau la bienvenue aux joueurs... Que le carnage commence !
Pour revoir les moments forts du Jour 1B, regardez cette vidéo du blog de PokerStars.
Jason Mercier aurait pu se trouver à Amsterdam à l’heure actuelle. Ayant décroché son ticket pour le PokerStars.com EPT San Remo sur PokerStars, Jason se préparait à effectuer le voyage avec quelques potes jusqu’à ce que ses amis décident à la dernière minute de se rendre dans la capitale hollandaise. Devant faire face à un voyage en solitaire tandis que ses copains allaient s’éclater au Pays-Bas, Jason était sur le point de vendre son siège et d’encaisser l’argent. Ce jeune homme de 21 ans prit la décision de ne pas annuler son voyage. Ce fut la bonne puisqu’elle lui permit de gagner 869 000 € et de devenir le nouveau champion du PokerStars.com EPT San Remo.
Originaire de Fort Lauderdale, en Floride, Jason tourna le dos à sa carrière d’enseignant après avoir découvert le poker online et développé ce loisir comme source lucrative de revenus. L’EPT San Remo était son second tournoi majeur de poker en live. En effet, il avait été éjecté du PCA dès le premier jour (son premier événement live) mais depuis, on lui pardonne d’avoir pensé qu’il avait peut-être besoin d’un peu plus de pratique.
En dépit de ce premier échec, il se rendit à San Remo. Au milieu de l’euphorie qui gagnait la foule de partisans acclamant les joueurs locaux, il sortit du lot et triompha du Français Antony Lellouche au cours du heads-up en deux battements de paupières à peine.
Cela se résuma à une histoire simple : Jason misa, Antony déposa son tapis et Jason suivit. Paire servie de 7 contre K-Q pour Jason qui ramassa une seconde dame au flop. Pan ! Game over. Deux heures et 40 minutes de jeu. Dans la plus pure tradition des victoires à l’EPT, Jason paraissait avoir juste fini sa journée de travail - heureux mais pas encore tout à fait dans l’état d’esprit d’un millionnaire, ni complètement conscient de tout ce que cela signifiait : 1 340 867 $ et un siège pour la Grande Finale de l’EPT à Monte Carlo la semaine prochaine.
« Le heads-up qui ne dura que deux mains fut une surprise. Je n’étais vraiment pas certain de ce qu’Antony avait en main lorsqu’il relança autant ; je pensais qu’il avait peut-être un as avec une petite carte, ou alors une petite paire, ou même rien, donc je me disais que je pouvais saisir l’opportunité avec K-Q car cette main était plutôt de bon augure. En plus, je serais resté en tête avec 3,4 millions contre 2,6 millions. »
Composition de la table finale...
Siège 1 : Gregory Genovese – Italie – 694 000
Siège 2 : William Thorson – Suède – 418 000 Siège 3 : Eric Koskas – France – Qualifié PokerStars –449 000
Siège 4 : Jason Mercier – USA – Qualifié PokerStars – 1 591 000
Siège 5 : Anthony Lellouche – France – 1 192 000 Siège 6 : Dario Minieri – Italie – Team PokerStars Pro – 1 832 000
Siège 7 : Dag Palovic – Slovaquie – 585 000 Siège 8 : Marcus Bower – USA – Qualifié PokerStars – 278 000
La finale débuta par des coups de théâtre, ou une scène si vous préférez, avec Eric Koskas dans le rôle principal (il venait d'aller à tapis) et le membre de la Team PokerStars Pro Dario Minieri, dans le second rôle masculin. Les deux en débattirent pendant un moment, divertissant ainsi le public, tout particulièrement dans la mesure où ces deux-là avaient développé une réputation bien méritée de joueurs un peu dingues. Eric voulait suivre, Dario voulait savoir ce qu’Eric avait dans les mains avant d’agir. Des assassins sans pitié étaient devenus nerveux tout à coup. Qu’est-ce qu’ils étaient en train de faire à papoter ?
« Tu penses que je mise mon tapis dès la première main sans rien, demanda Eric. Je suis fou mais pas si stupide ! »
Dario finalement se coucha. Un présage à la finale en rafale qui allait se dérouler ?
Qualifié sur PokerStars, Marcus Bower était short stack ce jour-là. Les mains les unes après les autres défilaient devant ses yeux ; ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’il ne se retrouve dehors au soleil, loin de cette salle artificiellement éclairée, avec 76 700 € à dépenser.
Qualifié PokerStars Marcus Bower
Suite à une mise de Lellouche, Bower déplaça tout son tapis au milieu. La caméra se concentra sur Marcus qui portait une écharpe en laine et des lunettes de soleil bordées de blanc. Son visage portait des traces de fatalité. La caméra revint sur Antony, qui suivit avec A-J, tandis que Marcus montrait sa paire servie de 4. Tout cela semblait bien parti pour l'Américain jusqu’à la rivière, qui amena l’as fatidique.
Le Slovaque Dag Palovic s’était construit sa propre réputation lors de la quatrième saison de l'EPT. On le considérait comme un type extraverti et imprévisible. Dag arriva en finale lors de l’EPT Prague en décembre dernier, aussi il imposait le respect. À l’époque, il avait finit septième et était destiné à suivre le même chemin à San Remo.
Dag Palovic
Il bougea avec une paire servie de dames sur un flop 2-3-8. Mais il comprit que les choses allaient mal tourner lorsque Dario Minieri suivit instantanément, une paire de 3 en main. Cette main déclencha le grognement mortel de Palovic. Les 8 au tournant et à la rivière n’annonçaient rien de bon pour Dag qui sortit de sa seconde finale de l’année avec 111 800 €.
Après une heure et demie de jeu pendant cette dernière journée de tournoi, William Thorson fut le prochain à sortir. Il prit l’initiative et se fit relancer par Mercier, avant de sur-relancer lui-même à tapis. Jason le suivit avec A-K, ce qui le mettait devant Thorson avec A-Q. Le match s’arrêta net lorsqu’un roi apparut au flop.
William Thorson
Formidable joueur de tournoi de poker quel que soit l’endroit où il joue, Thorson était maintenant dehors à la sixième place, incapable d’améliorer sa troisième place à Dublin au cours de la saison 3. Les 140 600 € représentaient probablement une faible consolation.
Gregory Genovese arriva au Casino San Remo aujourd’hui, dans le rôle de la doublure de Dario Minieri. Si Dario avait dû faire face au moindre accident de parcours – un effondrement cataclysmique dans les premières mains peut-être - Gregory aurait répondu présent en qualité d’ « Italien à soutenir ». Dans l’ombre de Dario, Gregory aurait joué une finale solide, doublant son tapis lorsqu’il en avait besoin, jouant serré à d’autres occasions.
Gregory Genovese
Ironiquement, Dario fut à l’origine du pot qui élimina son compatriote, avec une relance à 90 000 avant que Gregory ne pousse tout son tapis. Ce qui semblait être un simple affrontement italo-italien prit une allure différente lorsque Mercier suivit le all-in. Dario décida d’en faire autant mais il changea ses plans lorsque 7-A-5 furent dévoilés au flop et que Jason misa à nouveau. Le destin de Gregory serait déterminé par les deux cartes que Jason avait en face de lui – A-3 pour une paire contre T-9 pour Gregory. Le résultat fut prévisible : Gregory Genovese était dehors avec 188 500 €.
Vingt minutes plus tard, l’éblouissant Français Eric Koskas serait le prochain à partir, écrasant tout espoir d'un amuseur de table non italien. Plus de débat, plus de drame. Souvent chip leader cette semaine, il fut éliminé par Mercier (à nouveau) à la quatrième place : un changement d’allure commençait à se faire sentir à la table finale de San Remo.
Qualifié PokerStars Eric Koskas
Sa main avait réussi à tenir jusqu’à la rivière. Le tableau était composé de 5-J-6-8-8. Avant que le dernier 8 ne soit dévoilé, Eric avait misé son tapis : un geste audacieux qui avait mis la pression sur l’Américain ; il détenait en effet le plus gros tapis et avait consacré du temps à réfléchir. Tandis que tout le monde spéculait sur la main d’Eric, Jason, quant à lui, avait un 5. Celui-ci était bon pour former une paire de 5, qui pourrait battre uniquement un bluff de Koskas.
Il suivit et découvrit précisément ce à quoi il devait faire face – la main du Français avait pour plus haute carte un 10. Il venait soudain de bousculer son emploi du temps, récompensé de 223 600 € pour ses efforts. Néanmoins, on lisait de la tristesse sur son visage.
Le plus gros choc fut la sortie prématurée du membre de la Team PokerStars Pro Dario Minieri. Une superstar italienne sur un sol italien augmentait la pression presque palpable de cette finale. Tous leurs espoirs de victoire à l’EPT de l’Italie reposaient sur les épaules du jeune homme. Le public s'était enroulé dans des drapeaux italiens tricolores et avait utilisé des draps d’hôtel pour créer des bannières et soutenir leur compatriote.
Team PokerStars Pro Dario Minieri
Même les personnes qui semblaient neutres paraissaient prêtes à convenir que cette semaine serait celle de Dario. Cela s’annonçait comme une bataille dans un mouchoir de poche. Le joueur s’était baladé tranquillement vers la finale à travers un contingent impressionnant même quand ses mains s’étaient retournées contre lui, le laissant alors dans une impasse. Lorsque ce fut le cas, son style fut de lancer un peu de dynamite et de faire exploser sa sortie, en demandant au public de se tenir debout pendant la procédure.
Jouer une main contre lui ressemblait pour ceux qui le regardaient à une chevauchée qui étancherait la soif de toute personne impliquée – un peu comme lorsqu’on attend le résultat d’un test après une interrogation de math. Mais une main allait changer tout cela. Elle serait en fait exécutée par un ancien prof de math : Jason Mercier encore une fois. Il établit le sujet de l’examen que finalement Dario ne passerait pas, imposant le silence aux spectateurs ornés de drapeaux et aux accents prononcés.
« Je m’attendais à rester hors du chemin de Dario jusqu’à ce qu’il ne reste que trois joueurs ou en phase de heads-up mais de toute évidence, vous devez saisir votre chance quand elle arrive », Jason nous confiera-t-il plus tard.
Les deux se lancèrent dans cette main avec plus de cinq millions de jetons devant eux. L’avance colossale du chip leader transforma cela en un clash inattendu qui inviterait tout le monde à se demander : « Mais qu’est-ce qui s’est passé ? » Le pot contenait déjà 719 000 lorsqu’ils virent le flop : 2h-7d-8d. Antony Lellouche devait se demander ce qui était en train d’arriver.
Dario ajouta 200 000 et Jason misa son tapis. Il est maintenant temps de jeter le script : Dario suivit immédiatement.
« Au bouton, il fit une relance. Quant à moi, je regardais vers le bas, vis un as et me préparais à faire une sur relance de manière standard, dit Jason. Lorsqu’il égalisa, je n’étais vraiment pas sûr de ce qu’il avait en main. Je m’attendais plus ou moins à laisser tomber, à moins de toucher un as ou un tirage couleur ou suite ou quelque chose du genre. Lorsque je touchais le tirage couleur, je décidais qu’il était plus profitable de faire un check-raise all-in afin de pouvoir évaluer s’il bluffait. Je ne voulais pas avoir à suivre all-in s’il misait 500 000. »
Dario paraissait inquiet. Il était entête mais pas autant qu’il l’aurait souhaité, avec une paire servie de dames comparée à l’A-4 à carreau de Mercier. Il y avait deux carreaux au flop mais l’as menaçait également. Le tournant ajouta à cela un 4 de coeur. Après l’intervalle dramatique approprié pour la télévision, le public et suffisamment de tension pour amener les joueurs à s’agenouiller, la rivière fut distribuée : le 3 de carreau et une couleur pour Mercier. Ce fut l’élimination soudaine de Dario Minieri.
Le public émit un bruit, un rugissement feutré. En plein désarroi, l’air de ne pas y croire, la couleur quitta le visage de Dario alors que derrière lui, son ami Luca Pagano semblait subir la même chose. De la liesse en début de journée à une horrible chute, le rêve de l’Italien de devenir champion à domicile venait de s’achever et il avait catapulté Jason Mercier dans une position de domination totale. Le choc de la semaine, le choc de la saison.
Jason Mercier – USA – Qualifié PokerStars – 5 782 000
Antony Lellouche – France – 1 392 000
Ajoutons un mot concernant le Français, un professionnel accompli et respecté qui était parvenu en finale à Londres, un peu plus tôt cette saison. Il compte parmi l’élite des joueurs français sur le circuit européen. Vainqueur aimable et fair-play même dans la défaite, il avait peu de chance de résister à la ligne des toits que formait la pile de jetons de son rival. Il fallut deux mains à Jason Mercier pour remporter l’EPT San Remo.
Deuxième à l’EPT San Remo, Antony Lellouche
Antony trouva une paire servie de 7, une bonne main en heads-up, et décida de bouger. Cela ne fonctionna pas du tout. Le tirage couleur de Jason apparut à la rivière. Seconde place pour Antony et un chèque de 505 000 €.
« Je savais que Jason était un joueur de heads-up difficile ; il a bien joué tout au long de la journée, a déclaré Antony. J’avais deux 7, une main énorme en heads-up. J’étais short stack et me fichais pas mal d’un coup du sort. J’ai poussé tous mes jetons au centre et terminé deuxième en jouant quatre pots de moins de 100 000. Mais je pense que j'ai bien joué. Pas mon poker, mais du bon poker.
« Bien entendu, je suis content de mes gains mais finir premier lors d’un événement EPT signifie beaucoup pour moi. Je suis parvenu en finale et l’ai très mal jouée à Londres. C’est pourquoi je voulais me prouver à moi-même que je pouvais terminer premier. J’ai fini second en jouant bien et je suis satisfait... Je suis content à 85 % et déçu à 15 % ! »
Jason s’acquitta de la procession obligatoire en qualité de vainqueur de l’EPT. Tout d’abord, les caméras de télévision, puis les photographes avant que le reste de la meute de journalistes ne puisse avoir un mot avec le vainqueur. Il bavarda brièvement avec William Thornson, finaliste à la sixième place. Il lui avait demandé une faveur : tenir le trophée du champion quelques secondes. « Cela signifie beaucoup plus pour moi que sa valeur monétaire », déclara-t-il en serrant la main de Jason.
Donc pas de regrets concernant Amsterdam… ?
« Oh mon Dieu, non ! En fait, le plus drôle, c’est que j’avais l’intention de vendre mon siège pour San Remo parce que mon ami avait laissé tomber il y a trois semaines. Deux de mes amis en ligne m’ont dit qu’ils s’y rendaient mais qu’ils ne joueraient pas au tournoi et m’ont proposé de me retrouver là-bas. J’ai pensé OK, j’y vais. Ce sont de très bons amis maintenant. »
Avec une certaine réticence, Jason avait décidé de ne pas aller à Amsterdam au bénéfice de quatre jours de boulot acharné à une table de poker ; le boulot avait payé de façon spectaculaire et présentait la possibilité de se mettre à niveau une fois qu’il aurait à nouveau crayonné Amsterdam dans ses projets. Dans l’immédiat, il s’agissait de Monte Carlo la semaine prochaine, puis des World Series.
Monte Carlo Grand Final bound... Jason Mercier
Néanmoins, tout cela devra attendre. Maintenant, il doit trouver un téléphone pour appeler sa mère en Floride, sa famille ayant passé les deux derniers jours à suivre sa progression sur EPT Live.
« Je vous ai dit que lorsqu’il ne restera que 32 joueurs, je gagnerai... », dit-il au téléphone.
Absolument. Jason Mercier, nouveau champion de l’EPT San Remo.
Résultats de la table finale de l' EPT San Remo...
1er – Jason Mercier – USA – Qualifié PokerStars – 869 000 €
2e – Antony Lellouche – France – 505 000 € 3e – Dario Minieri – Italie – Team PokerStars Pro – 287 000 €
4e – Eric Koskas – France – Qualifié PokerStars – 223 600 €
5e – Gregory Genovese – Italie – 188 500 €
6e – William Thorson – Suède – 140 600 €
7e – Dag Palovic – Slovaquie – 111 800 € 8e – Marcus Bower – USA – Qualifié PokerStars – 76 700 €
Pour suivre toute l’action qui s’est déroulée précédemment, vous pouvez consulter les articles postés aujourd’hui ci-dessous...