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29 février 2008 15h55

EPT Copenhague : Tim Vance, qualifié sur PokerStars, originaire de St Louis, remporte l’EPT Copenhague

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Tim Vance, vainqueur de l’EPT Copenhague

Vous pouvez oublier la finale de Barcelone de la Saison 1 qui a duré tard dans la nuit. Vous pouvez même oublier la finale d’il y a deux ans, qui s'est déroulée dans ce même casino et a vu Mads Andersen du Danemark décrocher le titre alors que l’horloge égrenait 3 heures du matin et que les équipes des caméras recherchaient frénétiquement des bouts de bandes vierges avant d’être à cours de munitions. Ces rencontres heads-up ont peut-être duré longtemps, mais ce soir, un joueur qualifié sur PokerStars, Tim Vance, un entrepreneur de 46 ans, originaire de St Louis, aux États-Unis, a gagné un marathon heads-up de quatre heures et demie – le plus long de l’histoire de l’EPT – pour devenir le nouveau champion de l’EPT et récolter 6 220 488 DKK (834 590 €).

Vance a battu le Danois Soren Jensen, un personnage exubérant d’Aarhus, au Danemark, qui aurait eu sa propre histoire à raconter cette semaine si son adversaire avec as-dix à pique n’avait pas obtenu la couleur gagnante. Comme c’est souvent le cas quand on se l’imagine en rêvant, lorsque Soren décida d’agir, Tim savait que le tournoi était fini, et déclara : « C’était sympa de jouer avec vous, monsieur, je suis.... » Soren était battu.

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Soren Jensen, deuxième place

Au cours des derniers jours, Tim Vance avait incarné un type abordable, du début de la journée à la fin. Facile à repérer dans la salle de cartes à cause de sa tendance à se tenir debout, qu’il soit en train de jouer une main ou non, il ne lui restait que 11 000 en jetons le Jour 1 lorsque je lui ai parlé pour la première fois. Mais il survécut au Jour 2, puis au Jour 3, et arriva en finale avec le chip lead. Il était en tête, malgré les vaillants efforts de ses rivaux pour le destituer. Il n’était pas prêt d’abandonner.

La main qui changea le cours du tournoi à son avantage survint hier, tard dans la journée, contre Kristian Pedersen, alors que nous poussions des « aah ! » en vue d’un dernier rebondissement. Pedersen poussa son tapis au centre - un montant colossal – et les jetons se répandirent partout sur la table comme si un imbécile les avait bousculés et avait renversé plusieurs piles sur son passage. La réalité était bien différente.

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Tim Vance, qualifié sur PokerStars

Il se passait beaucoup de choses dans la tête de Tim Vance au moment où la caméra se pointa sur lui. Tim aimait penser tout haut et à ce moment-là, il avait décrété que son adversaire avait as-roi. Il en était convaincu. Encore et encore, il se répéta « as-roi » avant de suivre et de retourner une paire servie de 9. Pedersen, qui avait attendu patiemment alors que le public se rapprochait de plus en plus et que les caméras de la table TV les ignoraient et essayaient de suivre ce qui était en train de se dire, retourna ses cartes. Il avait as-roi.

Dès lors, Tim ne regarda plus jamais en arrière. En dépit d’un léger soubresaut un peu plus tôt dans la journée – il avait perdu une main et était allé faire un tour sur scène, en s’admonestant pendant presque une heure - il ne perdit pourtant jamais de vue le premier prix. Plus tard, Tim dira que quelques années auparavant, après une défaite lors d’un satellite pour un main event, il avait fait la queue et dit aux gens que s’ils lui achetaient sa place, ils pouvaient tout garder. Il n’y avait pas eu de preneurs, mais peut-être cela avait-il été leur erreur.

Alors, comment les choses se déroulèrent-elles ? La finesse ne serait pas ce qui qualifierait cette table, quoi que nous ne le savions pas lorsque la finale débuta à 14 h 15 cet après-midi...

Siège 1 -- Rasmus Hede Nielsen -- Danemark 789 000
Siège 2 -- Timothy Vance -- Qualifié PokerStars -- USA – 1 408 000
Siège 3 -- Daniel Ryan -- Qualifié PokerStars -- USA – 557 000

Siège 4 -- Patrik Andersson -- Suède – 283 000
Siège 5 -- Simon Dørslund -- Danemark – 267 000
Siège 6 -- Nicolas Dervaux -- France – 336 000
Siège 7 -- Søren Jensen -- Danemark – 500 000
Siège 8 -- Magnus Hansen -- Danemark – 458 000

Vance avait le plus grand nombre de jetons mais l’attention portait aussi sur deux autres joueurs. Rasmus Hede Nielsen, originaire du Danemark, avait commencé le Jour 3 avec le chip lead et avait prudemment louvoyé avec sa pile pour s’assurer une place en finale – ce qui n’était pas toujours une garantie pour le leader du Jour 3. Il était d’autant plus capable de les utiliser pour optimiser son effet. Idem pour Danny Ryan.

Danny s’était lui aussi qualifié sur PokerStars mais il est également connu comme étant un des jeunes maîtres du poker sur Internet. Son style calme et agressif, à un million d’années lumières des tendances démonstratives de Vance et de Jensen, faisait toujours peser une menace et très clairement, ces deux-là et Vance semblaient dominer la partie dès le départ.

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Daniel Ryan, Américain qualifié sur PokerStars

Il fallut une demi-heure pour que le premier joueur soit éliminé. Patrick Andersson fut le premier à partir lorsqu’il alla à tapis après une relance au bouton de Daniel Ryan. Ryan suivit avec A-5 alors qu’Andersson avait seulement K-6. Un 5 au flop fit le jeu de l’Américain alors qu’aucune autre aide ne fut apportée à Andersson qui partit avec 569 333 DKK (76 386 €).

Près de deux heures et demie s’écoulèrent avant que Simon Dørslund ne soit le prochain à sortir à la septième place avec 801 283 DKK (107 507 €). Après une relance de Tim Vance, Simon, petit blind, poussa son tapis et força Tim à le suivre avec sa main en béton A-K. Simon avait A-8 et malgré une possibilité de tirage suite au tournant, il ne bénéficia d’aucune autre aide.

Le Français Nicolas Dervaux avait été un joueur silencieux depuis le commencement. Était-il ébloui par les feux de la scène TV comme certains le pensaient ? Peut-être, mais comme Nicolas ne parlait pas anglais, il y avait peut-être une autre raison à son silence.

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Le Français Nicolas Dervaux

Il fut éliminé à la sixième place avec 1 012 147 DKK (135 798 €) lorsqu’il décida d’agir avec J-5 seulement avant d’être suivi par Soren Jenson avec A-7. Ce dernier avait l’air heureux au départ mais il le fut beaucoup moins lorsqu’un valet arriva au flop. Néanmoins, il n’eut pas besoin de se faire du souci pendant très longtemps – l’as au tournant décida du destin du Français.

À présent, Tim Vance incarnait un personnage qu’on adore ou qu’on déteste. Cela n’avait rien de personnel ; Tim avait juste tendance à chanter énormément (le registre entier des Beatles y passa, semble-il) et à réfléchir haut et fort. Cela n’était rien en comparaison avec Soren Jensen.
La rumeur circulait que Soren avait décidé de ne pas changer de vêtements de toute la semaine – assumons que c’était pas peur de faire partir la chance à l’essorage – et qu’il avait également tendance à célébrer les gros pots par des exclamations de joie nordique et des hourras, levant le poing en signe de victoire et embrassant son frère sur les gradins.

Danny Ryan ne serait pas éliminé avant la pause du dîner. Ryan avait menacé une ou deux fois de le casser et s’était débarrassé des obstacles gênants la nuit précédente avant d’arriver ici, ayant perdu une large partie de sa pile face au même Kristian Pedersen que Vance avait sorti.
Finalement, il fut contraint d’aller à tapis avec A-Q seulement avant d’être suivi par Rasmus Nielsen avec A-K et tout à coup, il ne restait que quatre joueurs.

Rasmus avait su garder le rythme même s’il avait également dû lutter. Mais avec quatre joueurs en lice, il ne pouvait plus tenir. Il relança pré-flop pour voir Tim Vance sur-relancer à 350 000, poussant ses jetons au milieu avant d'entamer un autre couplet de chanson. Résigné face à son destin, Rasmus posa sa tête au bord de la table, comme s’il était sur le point de voir quelque chose d’horrible. Ce fut le cas. Le flop arc-en-ciel amena 9-7-J ; Tim regarda Rasmus se cacher et annoncer « all-in ». Rasmus n’avait pas grand chose d’autre à dire...
« Suivi »

Tim ne voulait pas entendre ça. « Vous avez un gagnant, good call. »
Une paire servie de 8 pour Rasmus et A-Q pour Tim. Le valet au tournant donnait une paire sur le tableau, ce qui poussa Tim à implorer ce dont il avait besoin quelques fois par semaine – de la chance. Un as à la rivière fit dûment son apparition pour renverser la situation. Rasmus était dehors à la quatrième place avec 1 560 394 DKK (209 355 €).
Plus que trois...

Tim Vance – Qualifié PokerStars – USA – 2 037 000
Soren Jensen – Danemark – 1 485 000
Magnus Hansen – Danemark – 1 076 000

La finale était graduellement devenue une affaire USA vs Danemark, ou pour être plus spécifique Vance vs Jensen. Le troisième joueur du cocktail était Magnus Hansen, un autre Danois qui navait rien fait de mal jusqu’à présent et avait toujours menacé de se glisser en position de leader, se situant à quelques centaines de milliers de Jensen.

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Soren Jensen

Sur un flop T-4-9, il relança pour voir Soren all-in. Magnus vérifia ses cartes à nouveau alors que Soren prenait sont temps pour effectuer un des ses nombreus tours de piste.
Magnus suivit.

Cela permit à Soren de revenir, en dévoilant avec malice 9-4, ce qui lui donnait 2 paires. T-6 seulement pour Marcus et une paire de 10. Le tournant donna à Magnus des possibilités de tirage couleur mais peut-être que la finale n'était pas faite pour lui. Il avait été décrété par les dieux du divertissement que ces deux extravertis se rencontreraient pour s’affronter à l'EPT Copenhague. Malgré 14 outs possibles à la rivière, Magnus Hede Nielsen sortit à la troisième place avec 2 045 381 DKK (274 425 €).

Ce qui arriva ensuite déstabilisa tout le monde. Vance et Jensen mirent tous les deux le pied sur le frein. En fait, ils se tenaient debout sur le frein. Les choses semblèrent passer de 160 km/h à 30 km/h en l'espace d'une pause de cinq minutes.

Les mains suivirent un schéma régulier – miser, suivre, voir le flop puis attendre que les deux joueurs checkent jusqu’à la fin. Cela se produisait encore, et encore et après vingt minutes, il devint clair que Tim et Soren avaient l’intention de faire de ce tête à tête une épreuve d’endurance.
Retour en 2006. Mads Andersen et Edgar Skjervold, deux des meilleurs joueurs scandinaves de l’époque, s’affrontaient dans un match volatile pendant plusieurs heures. Cela fut mémorable pour les double ups – Andersen et Skjervold jouaient tous deux avec la prise de risque nécessaire pour saisir leur chance lorsqu’ils la verraient. Résultat : les jetons se balançaient d’un côté puis de l’autre avant qu’Andersen ne finisse par avoir le dessus.

Vance et Jensen, pourtant, avait adopté l’approche inverse. Vance dira plus tard qu'il savait que plus il jouait longtemps, plus il augmentait ses chances de gagner. Cela était peut-être dû au fait qu’il buvait du café alors que Jensen consommait de la bière. Ou alors, peut-être que cela avait un rapport avec l’expérience et une capacité incroyable à rester patient même lorsque la situation semblait désespérée – et les deux joueurs avaient leur part de responsabilité.

Avec le départ de Hansen, Vance et Jensen avaient presque le même nombre de jetons, Soren étant sensiblement devant.

Tim Vance -- Qualifié PokerStars -- USA – 2 125 000
Soren Jensen -- Danemark – 2 475 000

Soren commença à se démarquer et bientôt il avait 2,8 millions. Mais aucun des deux joueurs n’était prêt à jeter l’éponge. À nouveau, des petits pots, des mises et des calls checkés jusqu’à la rivière. Un pot dans une direction, le suivant dans l’autre.

Puis, après deux heures et demie de jeu dans la phase de heads-up, ceci arriva...

Tim relança pré-flop, ses habituels 200 000. Comme il l’avait fait de nombreuses fois avant, Soren suivit et le flop amena 8-2-T avec deux trèfles. 200 000 de plus pour Tim mais à ce moment–là, Soren sur-relança – rien de bien méchant, une mise minimum de 400 000. Tim suivit rapidement ce qui interpella le public sur les gradins qui s’éveillait à nouveau à la vie. Dame de pique au tournant. Soren checka, tout comme Tim, pour voir un valet de trèfle à la rivière. Tim poussa des jetons et Soren suivit, montrant les deux paires qu’il avait obtenues au tournant. Mais c’était au tour de Tim de sauter de joie, en montrant sa couleur grâce à la rivière. Comme les choses auraient pu être différentes si Jensen avait misé au tournant.

« J’aurais du vous relancer au tournant », avoua Soren.

« Effectivement, vous auriez dû », répondit Tim.

Mais Tim était maintenant repassé devant – 3,7 millions par rapport à 870 000.

Soren serait-il en mesure de se ressaisir après un tel coup ? Eh bien, la réponse semblait être « oui ». Quand tout espoir semblait perdu, dix minutes plus tard, Soren fut le meilleur avec une paire servie de rois contre K-Q pour Tim. Pas de chance cette fois-ci pour l’Américain et un double up pour Soren.

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Mais l’idée d’un come-back s’arrêterait là. À 1 h 40 dimanche matin, Soren checka un flop 2-7-8, avec deux piques. Les deux joueurs checkèrent et le tournant amena un autre pique, le 3. Soren ajouta 115 00 et Tim suivit rapidement – très rapidement. Quelque chose était sur le point de se passer. Soren décida d’agir sur ce tableau présentant des possibilités de suite et de couleur. Tim se leva. Serait-ce un autre monologue interne de mains possibles ? Non.

« C’était agréable de jouer avec vous, monsieur... Je suis. »
Tim abattit son A-T à pique, la couleur max, sur la table. La main de Soren devenait immatérielle maintenant. Après quatre heures et demie de jeu, Tim Vance venait de gagner l’EPT Copenhague.

Tim Vance avait passé toute la semaine à parler énormément de Nanzi, sa fille de 3 ans et demie – sa photo était collée à l’intérieur de sa casquette de St Louis. De tous les joueurs, Tim est un type à qui l’on souhaite de bonnes choses tout simplement, d’autant plus qu’il a passé du bon temps. Il bavarda avec tout le monde, chanta tout le temps, même lorsque ses espoirs de gains s’amenuisaient. Mais le choc de la victoire, l’impact de cet exploit sur sa vie et sa famille était un peu de trop. Après avoir gagné, il fit comme d’habitude au cours de chaque pause cette semaine. Il sortit fumer une cigarette et parla à tous les gens qui faisaient comme lui.

À présent qu'il avait gagné, il avait peu de choses à dire. Il avait fait son travail – il avait atteint l’objectif qu’il s’était fixé lorsqu’il avait atterri à Copenhague lundi. Il avait fait ses preuves, devant des centaines de personnes qui avaient suivi la dernière main et sa dernière phrase était parfaite pour couronner le tout. C’était un plaisir de vous regarder jouer, monsieur.

Tim Vance – « Je savais que j’allais gagner. J’étais le meilleur et j'y tenais vraiment. Il y eut des moments où j'ai fait des erreurs et d'autres où j’ai eu de la chance. Mais je l’ai battu. Je savais que plus cela durait longtemps, plus j’avais de chance de gagner. C’était une compétition difficile, comme toutes celles auxquelles j’ai déjà joué. »
Résultats de la table finale à l’EPT Copenhague -

1er – Timothy Vance – Qualifié PokerStars – USA – 6 220 488 DKK ou 834 590 €
2e – Soren Jensen – Danemark – 3 521 429 DKK ou 472 463 €
3e – Magnus Hansen – Danemark -- 2 045 381 DKK ou 274 425 €
4e – Rasmus Hede Nielsen – Danemark – 1 560 394 DKK ou 209 355 €
5e – Daniel Ryan – Qualifié PokerStars – USA – 1 286 270 DKK ou 172 576 €
6e – Nicolas Dervaux – France – 1 012 147 DKK ou 135 798 €
7e – Simon Dorsland – Danemark – 801 283 DKK ou 107 507 €
8e – Patrik Andersson – Suède -- 569 333 DKK ou 76 386 €

Voilà le résumé de l'équipe vidéo du blog...

22 février 2008 14h48

Mombasi malmène le contingent du Turbo Takedown

Le Turbo Takedown de PokerStars doté de 2 millions de dollars semblait surgir de nulle part. Quelques semaines avant le coup d’envoi, il fit son apparition sur le logiciel de PokerStars et proposait à toute la communauté de joueurs sur PokerStars de décrocher une des plus grosses sommes d'argent en jeu ce jour-là.

Il s’agissait d’un concept rarement vu dans le monde du poker en ligne : un buy-in sans symbole du dollar juste après et une cagnotte digne d’attirer l’attention des plus grands flambeurs. Rien d’étonnant à ce que près de dix mille joueurs se soient donnés rendez-vous sur le feutre virtuel dimanche après-midi.

La structure était intéressante. Au départ, assez rapide, elle ralentit ensuite graduellement. Plus les dotations étaient élevées, plus il y avait de poker à jouer. Sept heures après le début du tournoi, la table finale était établie et permit de donner aux joueurs un peu d’espace pour respirer.

Ci-dessous, la table finale :

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Siège 1 : Karsten85 (2 298 010 en jetons)
Siège 2 : mmmy17 (1 602 090 en jetons)
Siège 3 : mombasi (4 108 659 en jetons)
Siège 4 : D.Nowitzki (2 448 035 en jetons)
Siège 5 : TXSooner518 (4 520 003 en jetons)
Siège 6 : tobededope (3 873 262 en jetons)
Siège 7 : BleedBlue33 (2 719 149 en jetons)
Siège 8 : oakblack (1 872 790 en jetons)
Siège 9 : qbgoose (5 358 002 en jetons)

Oakblack fut le premier des finalistes à quitter la table. Avec des blinds à 50 000/100 000/10 000. BleedBlue33 fit une relance à 222 222. Oakblack décida d’aller à tapis avant le flop et poussa près de deux millions de plus. BleedBlue33 suivit avec AK, contre AQ pour oakblack. Aucune main ne s’améliora et oakblack sortit à la neuvième place. Il fut récompensé de 11 000 $ pour ses efforts.

Le prochain à sortir fut D.Nowitzki (rien à voir avec le joueur de basket de Dallas...). Il alla à tapis avec AJ contre la paire de 9 de mombasi. Les cinq cartes du tableau n’arrangèrent rien à la situation de D.Nowitzki qui sortit à la huitième place, avec 20 000 $.

Mombasi éjecta également le septième finaliste. Il avait AQ lorsque mmmy17 alla à tapis avec QJ. À la rivière, tous deux avaient une suite, mais celle de

Mombasi était la plus haute. Mmmy17 empocha 30 000 $ pour sa participation au tournoi.

Peu de temps après, la folie commença. Karsten, au bouton, fit une relance et mombasi, petit blind, suivit. Le flop amena 9s2h3s et mombasi misa environ 500 000. Karsten poussa 1,5 million de plus. Mombasi suivit avec A7 seulement. Karsten, avec Q9, était en tête jusqu’à la rivière... Lorsqu'un as arriva. Karsten finit à la sixième place avec 40 000 $.

Karsten étant dehors et ses jetons ayant rejoint la pile de mombasi, ce dernier avait maintenant un chip lead très confortable. Il était assis devant plus de 12 millions de dollars en jetons, plus du double que quiconque à la table.

Avec un bad beat de moins, qbgoose devait probablement se sentir bien en poussant ses jetons au milieu avec KK, tout spécialement contre AK pour tobededope. Il ne put goûter au succès que très brièvement. Un as au flop fit beaucoup de mal à qbgoose. Avec moins de 200 000 jetons, il fut en mesure de rester suffisamment longtemps pour suivre la stratégie d’anéantissement de mombasi. Pour sa cinquième place, qbgoose ramassa 50 000 $.

Si l’histoire de Mombasi éliminant tout le monde vous lasse un peu, il est peut-être temps pour vous de faire une pause, parce que quelques minutes plus tard, il envoya TXSooner518 dehors à la quatrième place. Avec Q8, il alla all-in pré-flop contre J9 pour TXSooner518. Un valet au flop donna l’avantage à TXSooner518. Une dame au tournant renversa la situation et TXSooner518 quitta la table à la quatrième place et 65 000 $.

À trois joueurs, le jeu s’étira et rompu la série de Mombasi. BleedBlue33 misa son dernier 1,8 million au milieu avec Q5. Le problème, c’est qu’il devait faire face au A3 de tobededope. Un as au flop fut suffisant pour sortir BleedBlue33 à la troisième place. Il remporta 80 000 $.

Au heads-up, des discussions autour d’un deal furent entamées. Tobededope détenait environ 15 millions contre 13 millions pour mombasi. Les joueurs n’arrivant pas à obtenir un accord, il fallait s’attendre à un nouveau monbasi show. Quelques mains plus tard, mombasi floppa un brelan de 2 et battit la paire de 5 de tobededope. Il ne fallut pas attendre longtemps pour arriver à la conclusion. Mombasi remplit sa mission et remporta le premier prix de 200 000 $.

Félicitations à tous les joueurs !
Voici les résultats de la table finale.

1. mombasi (Allemagne) 200 000,00 $
2. tobededope (Allemagne) 120 000,00 $
3. BleedBlue33 (USA) 80 000,00 $
4. TXSooner518 (USA) 65 000,00 $
5. qbgoose (Canada) 50 000,00 $
6. Karsten85 (Allemagne) 40 000,00 $
7. mmmy17 (Brésil) 30 000,00 $
8. D.Nowitzki (Allemagne) 20 000,00 $
9. oakblack (Royaume-Uni) 11 000,00

8 février 2008 9h59

EPT Dortmund : Mike McDonald, 18 ans, devient le plus jeune champion de l’histoire de l’EPT

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C’est parfois un soulagement lorsque c’est le meilleur qui gagne. Il y avait quelques candidats potentiels à la victoire lorsque la partie a débuté cet après-midi. Mais cela trouble les sceptiques lorsque compétence, talent et potentiel se combinent chez un joueur et se remarquent aussi clairement. Parfois, il est plus difficile de mettre le doigt dessus. Ce soir, tout cela fut joliment illustré par un Canadien de 18 ans, Mike McDonald.

Sa carrière au poker vient de débuter et a officiellement commencé il y a six mois à peine ; il est déjà difficile de l'imaginer en train de traverser une mauvaise passe. Même s’il en a fait l’expérience auparavant, cela n’a duré que trois mois. Au cours des cinq dernières semaines, sa remontée en flèche l’a vu se placer cinq fois dans des places payées et il totalise maintenant plus de 1,5 million de dollars de gains. À en juger sa façon de jouer – calme, réfléchie, misant bien moins souvent que la plupart – ces jours « sombres » semblent bien loin.

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Mike McDonald

McDonald a littéralement plongé dans le poker le jour de ses 18 ans, en jouant aux World Series of Poker en Europe, à Londres. Son anniversaire coïncidait avec le Jour 1B de l’événement. Il s’y rendit, régla vite ses 10 000 £ de participation, prit place à la table télévisée et fut éliminé par Jamie Gold, Champion du monde 2006. Mais McDonald ne sortit pas abattu de cette expérience, jouant de plus en plus souvent en live et enregistrant son premier gain en cash à l’EPT Prague en décembre dernier.

À cette époque, il ressemblait aux douzaines d'autres jeunes joueurs faisant leurs débuts à l’EPT, peut-être un petit peu plus soigneux et plus propre sur lui que la plupart, mais impatient, agressif et avec peu de considération pour la valeur des jetons avec lesquels il jouait. Il finit 14e dans la capitale tchèque, récoltant 20 200 € avant de s’envoler pour l’Australie, dans le cadre du festival Aussie millions où ses deuxième et première places marquèrent le début de son aventure. Rien ne pouvait plus l’arrêter et l’EPT Dortmund en serait la preuve.


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Mais revenons au commencement pour aujourd'hui...

Siège 1 -- Mike McDonald – Canada – 862 000
Siège 2 -- Diego Perez – Espagne – 744 000
Siège 3 -- Thibaut Durand – France – 148 000
Siège 4 -- Johannes Strassmann – Allemagne – joueur sponsorisé par PokerStars – 827 000
Siège 5 -- Christian Harder – États-Unis – qualifié PokerStars – 339 000

Siège 6 -- Andreas Gulunay – Allemagne – 560 000
Siège 7 -- Torsten Haase – Allemagne – 369 000
Siège 8 -- Claudio Rinaldi – Suisse – 276 000

En début de journée, tout semblait clair. L’histoire serait simple : Johannes Strassmann et Mike McDonald élimineraient progressivement les autres finalistes (McDonald en sortit cinq), puis les deux joueurs en lice se congratuleraient pour ce beau travail et s'affronteraient ensuite dans une bataille heads-up avec le même montant de jetons. Ils semblaient plus résolus et talentueux que les autres – à la fois à leurs yeux et au regard des observateurs. McDonald dira plus tard qu’il avait reçu une visite de Strassmann à 3 heures de matin la nuit précédente – faisant preuve d’une rivalité amicale, Strassmann lui avait dit qu’il était déterminé à gagner l’EPT à domicile.

Et personne ne doutait de lui pendant les premières heures de la finale. L’Allemand de 22 ans, qui a des chances de figurer régulièrement sur ce circuit à l’avenir, était en grande forme à la table – volubile, charmant, conversant avec ses adversaires à la table, il était agréable à regarder jouer et fit penser à la finale de l’année dernière lorsqu’Andreas Hoivold discutait avec les autres finalistes pour mieux les soumettre.

Qualifié sur PokerStars, l’Américain Christian Harder, ou « Charder », serait le premier à sortir. Il était arrivé à la table avec une des plus petites piles de jetons et décida de saisir sa chance avec A-K dans la main. Ce qu’il ne pouvait prédire, c’était que Mike McDonald tenait, quant à lui, l'American Airlines. L’inévitable arriva et très vite, il ne resta plus que sept joueurs lorsque Harder ramassa 85 500 €.

Une heure plus tard, il n’en restait que six. Cette fois-ci, c’était au tour du Français Thibaut Durand d’aller à tapis avec A-4 après la pause. Il fut suivi par Johannes Strassmann. Jusqu'ici la stratégie de McDonald et de Strassmann semblait fonctionner pour la finale. Strassmann avait une paire de 8 servie qui fut suffisante pour inviter Durand à pendre place dans les gradins avec 120 200 € à son actif.

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Thibaut Durand

Mais les choses s’emballèrent rapidement pour Strassmann. Son jeu constamment agressif lui coûta finalement la partie – ses grosses relances seraient suivies par des sur-relances à tapis et bien qu’il prouva être un joueur des plus divertissants, il était également le plus volatile. Avec plus d’un million en jetons au départ, il traversa ensuite une période sombre qui le fit sortir bien plus tôt que quiconque ne l’avait imaginé.

Puis, pendant un moment, nous ne vîmes presque aucun flop. Une main était couchée ou sur-relancée à tapis et lorsque cela se produisait, Strassmann en faisait souvent les frais. Les deux premiers joueurs étaient partis au cours des 90 premières minutes de jeu et maintenant s’installait un sentiment de lenteur. Trois joueurs, McDonald, Strassmann et un autre Allemand, Torsten Haase, étaient tous les trois, à quelques milliers de jetons près, très proches les uns des autres alors que personne, à l’exception de Claudio Rinaldi, n’était aussi près du point où aller à tapis devenait nécessaire.

Torsten Haase – Allemagne – 863 000
Diego Perez – Espagne – 851 000
Johannes Strassmann – Allemagne – joueur sponsorisé par PokerStars – 825 000
Andreas Gülünay – Allemagne – 643 000
Mike McDonald – Canada – 528 000
Claudio Rinaldi – Suisse – 383 000

La descente aux enfers de Strassmann fut causée par une relance sur-relancée par McDonald. Ce fut douloureux pour Johannes qui décida de se coucher. Bien que Torsten Haase ait réussi à remonter loin devant tout le monde, toute l’attention entourait encore les deux favoris. Puis arriva une autre main : Diego Perez relança, Strassmann sur-relança et Perez alla à tapis. Il était peut-être devant mais Strassmann ne pouvait prendre ce risque et perdait un autre pot.

Ensuite, deux heures après la sortie de Durand, arriva la main libératrice pour Strassmann. Une relance, une sur-relance de McDonald et all-in pour l'Allemand – peut-être volontairement afin de mettre un terme à ce délire. Mais McDonald suivit, et pourquoi n’agirait-il pas ainsi ? Il avait les cowboys et était loin devant Strassmann qui avait tout simplement jeté ses cartes. C’était fini. Tel Michael Norinder à Prague – passant d’un million de jetons à zéro en peu de temps - Strassmann était dehors, avec 152 000 €.

Strassmann avait mis deux heures à sortir à la sixième place. Maintenant, les autres joueurs pouvaient se relaxer un peu. Une des menaces majeures était partie : plus de relance, plus de bavardage à la table qui puisse les forcer à dévoiler leurs secrets à tout moment, à la vue de tous.

Claudio Rinaldi, qui avait réussi à tenir la distance, fut le prochain à quitter la table. Il alla à tapis contre Andreas Gulunay avec A-9 ; paire de 7 servie pour Gulunay qui tint tête honorablement. Rinaldi termina à la cinquième place, avec 193 000 €.

Comme prévu, cela ne prendrait pas longtemps avant que le prochain joueur ne compte son cash dans les gradins.

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Claudio Rinaldi

Diego Perez avait passé une bonne partie de la semaine comme chip leader, depuis le Jour 3 et tint bon jusqu'à la finale, où il s’assit avec la troisième pile de jetons. C’est Mike McDonald qui l’empêcha d’aller plus loin. À ce moment-là, le Canadien avait manœuvré entre les gouttes durant quelques heures étranges et avançait maintenant à plein régime. Il relança, Perez alla à tapis et après quelques moments d’analyse choisis sur EPT Live, en salle de presse et dans la tête de McDonald, il suivit. Ce fut le bon geste. Le jeune homme de 18 ans avait seulement une paire de 2 mais il était devant Perez avec J-T. Il ne restait plus que 3 joueurs lorsque Perez quitta la table avec 193 000 euros.

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L’Espagnol Diego Perez

Les choses n’en restèrent pas là. La troisième place fut attribuée peu de temps après à Torsten Haase. L’Allemand était le vilain petit canard de cette finale, se glissant parmi les favoris pour passer quelques heures agréables avec le chip lead – le seul joueur avec une pile à sept chiffres. Mais à nouveau, Mike McDonald était occupé à s’installer dans un fauteuil d’orchestre, en suivant le tapis de Torsten sur un flop Q-5-3.

Au stade du heads-up, McDonald avait l’avantage...

Mike McDonald – 2 900 000
Andreas Gulunay – 1 200 000

Y avait-t-il un gouffre entre les deux perspectives offertes aux duellistes ? Un joueur solide tel qu’Andreas Gulunay était parvenu à une place qu’il n’aurait pas imaginé atteindre quelques jours plus tôt. Il avait survécu à la table finale volatile, en se tenant hors de portée du danger, et en s'assurant un montant de 528 500 € garantis, et bientôt son jeu commença à refléter cet exploit.

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Andreas Gulunay

Une mise de McDonald vit Andreas aller à tapis. Pas du genre à flamber, avec le chip lead et sans ressentir le besoin de se précipiter, McDonald jeta ses cartes. En cœur, les supporters allemands assis sur les estrades commençaient à chanter « Andy ! » à tue-tête. Gulunay leva son verre à leur santé et prononça quelques mots ; le public se délecta de ses paroles. Mais, en même temps, ses actions vives comme l’éclair semblaient le mener à un endroit qui ferait barrage à son ascension.

La meilleure analogie à laquelle je peux penser se trouve dans le film Les Aventuriers de l’Arche Perdue. Il y a une scène où Indiana Jones, en train de poursuivre une fille, se retrouve nez à nez avec un mercenaire en habit de combat qui fait reculer la foule et se prépare à occire le héros. Il jongle avec son épée pour faire frémir Jones, impressionnant la foule qui attend que le dernier coup soit porté. Indiana Jones prend simplement son pistolet, tire sur le mec, et continue sa course.

Ce soir, Mike McDonald a accompli l’équivalent au poker.

Bang !

La main s’annonçait plutôt bonne avec un flop K-7-J. Andreas avait checké, ce qui permit à Mike de miser 120 000. Sous-estimant peut-être le Canadien ou prêt à en finir avec cette partie une bonne fois pour toutes, Andreas sur-relança 300 000 de plus que McDonald suivit. Le pot était maintenant très gros et le roi qui apparut au tournant allait l’augmenter encore plus.

Les 300 000 d’Andreas, qui redoublait de rapidité, furent à nouveau suivi. Un 2 à la rivière et le pot augmenta à plus de 1,4 million. Il arrive parfois que l’on remporte quelques mains par accident mais McDonald joua celle-ci à la perfection. Andreas poussa son tapis en pensant que l'expression « Je suis » serait la seule chose qui le séparerait du titre de l'EPT. Andreas regarda le tapis. Lorsque McDonald suivit, il déclara simplement : « Tu gagnes. », et jeta ses cartes.

Lee Jones, observant depuis la salle de presse résuma la situation ainsi : « Il a joué à la perfection - il l'a laissé tout seul venir à lui. »

En dépit de la préférence évidente du public envers les joueurs allemands, une pluie d’applaudissements retentit pour McDonald, qui n’a pas encore l'âge légal pour consommer le verre de la victoire dans sa ville natale de Waterloo, au Canada.

Gulunay accepta la défaite avec le sourire. Il était un des favoris du public et il le méritait bien, mais il avait été battu par le meilleur joueur. En fait, il le reconnut de manière touchante lorsque les photographes entourèrent le vainqueur. Il serra la main de McDonald et le congratula sur sa victoire bien méritée.

Certains disent que Mike avait l’air intimidé par son résultat, ne sachant pas vraiment comment réagir face à l’attention médiatique qu’accompagne traditionnellement la dernière main d’un tournoi de l’ EPT, quand elle vaut 933 600 €. Mais je soupçonne que cela fasse en fait partie de son plan initial : s’il jouait bien, suivait son instinct et restait concentré, il pouvait gagner et de manière spectaculaire. Après tout, il n’est pas étranger au succès, juste aux obligations vis-à-vis de la presse.

closer_final.jpg Pourtant, à 18 ans, cette victoire est spéciale. On comprend que ce que l’on vient de voir est peut-être bien plus qu’une simple victoire à un tournoi – un tournoi auquel on se référera encore et encore à l’avenir comme étant le début d'une carrière qui sera suivie de près. Ayant passé à peine trois semestres à l’Université de Waterloo, il peut décider de retourner à la vie d’étudiant, mais à court terme, son futur est composé d’un EPT de plus, en commençant par celui de Copenhague.

Résultats de la table finale de l’EPT Dortmund

1er -- Mike McDonald – Canada – 933 600 €
2e -- Andreas Gulunay – Allemagne – 528 500 €
3e -- Torsten Haase – Allemagne – 307 000 €
4e -- Diego Perez – Espagne -- 234 200 €
5e -- Claudio Rinaldi – Suisse – 193 000 €
6e -- Johannes Strassmann – Allemagne – joueur sponsorisé par PokerStars – 152 000 €
7e -- Thibaut Durand – France -- 120 200 €
8e -- Christian Harder – États-Unis – qualifié PokerStars – 85 500 €

Il est encore tout jeune et vous vous demandez probablement comment il peut s’améliorer. Si cette performance n’est pas un pur concours de circonstances, il aura besoin de s’habituer à l’attention des médias tôt ou tard ; gageons que ce sera plutôt tôt que tard.